Revenir à l'accueil d'AGEFOS PME PARTOUT EN FRANCEDans le dossier de presse du 4 septembre dernier diffusé à l'occasion des 40 ans d'existence de Demos, Joël Ruiz, Directeur Général d'AGEFOS PME, intervient sur les évolutions des OPCA au cours des 40 dernières années. L'organisme de formation profite de cet événement pour faire une grande rétrospective des 40 ans du secteur de la Formation professionnelle continue (FPC). Instaurée en 1971 à l’initiative de Jacques Delors, la FPC représente l’un des enjeux majeurs pour le développement économique, social et environnemental de notre société. Malgré quelques remarques formulées quant à sa grande complexité, le système de formation professionnelle dispose de solides atouts. En effet, il repose sur un financement conséquent et un principe de mutualisation; il donne un rôle central aux partenaires sociaux; il accroît l’individualisation du droit à la formation en cherchant à rendre le salarié acteur de sa formation. Enfin, les réformes successives lui ont permis de s’adapter aux évolutions du monde du travail.
Les évolutions des OPCA au cours des 40 dernières années - Interview de Joël Ruiz, Directeur Général d'AGEFOS PME

A la croisée de politiques multiples tant éducatives et d’insertion que de développement économique, liées à des rapports de force entre les acteurs du monde des entreprises et les pouvoirs publics, le financement de la formation est emblématique de l’histoire des transformations de ce secteur. Mais les instruments d’intervention inventés dans les années 70 restent encore les meilleurs moyens pour accompagner les mutations du marché du travail.
4 étapes pour 4 décennies

Pour beaucoup de regards extérieurs, le secteur de la formation professionnelle continue et son financement semblent complexes. Les empreintes des années 70 en sont la cause : faire de ce secteur ni une simple duplication de l’école, ni un marché non régulé. C’est un entre-deux qui, depuis l’origine, rend sa lecture si singulière ainsi que son financement. La multiplicité des ambitions ajoute à la singularité du secteur visant l’éducatif, l’appui à l’économique et l’aide à l’emploi. Il s’agissait aussi bien d’élever le niveau et favoriser la promotion sociale que d’adapter au mieux les besoins en emploi et en compétences des entreprises et construire des passerelles pour faciliter l’accès au marché du travail. Les mécanismes financiers seront issus de cette liberté de choix pour créer un organisme de formation ou pour former dans les entreprises mais encadrée par une obligation légale de financement et dont la régulation relève des partenaires sociaux. Les contrats aidés en entreprise (contrat Emploi-Formation), qui feront florès plus tard avec l’alternance, instaurent un mécanisme de forfait de prise en charge et des formations des demandeurs d’emploi sous la responsabilité des pouvoirs publics qui en fixent l’agrément et le paiement à l’heure stagiaire.
Les années 80 posent deux nouvelles réformes:
la promotion sociale relève du Congé individuel de formation avec des organismes spécialisés (Fongecif) et l’insertion des jeunes par l’alternance du monde du travail par les contrats en alternance, l’ensemble sous l’empire des partenaires sociaux. Les années 90 élargissent le financement des entreprises aux TPE et aux secteurs professionnels habituellement exclus. Ce sont les nouveaux OPCA (loi quinquennale de 1993) qui sont concernés. L’effort de formation des entreprises va connaître une croissance continue durant 20 ans dans un contexte de mutation technologique en accélération. Les pouvoirs publics resteront majoritairement les financeurs du marché mais au pluriel, la décentralisation vers les régions passera désormais par là.
Les années 2000 sont la dernière étape avec deux retournements.
D’un côté, il y a une accélération des réformes législatives et conventionnelles avec une loi en moyenne tous les 3 ans. Il faut dire que l’enjeu stratégique de la formation atteint un niveau sans précédent avec 1 salarié sur 3 qui change de métier en 10 ans dont 1 jeune sur 2 en 5 ans dans un contexte nouveau de tensions sur les finances publiques.
D’un autre côté, les entreprises stabilisent puis diminuent leur investissement surtout les plus grandes et les obligations légales ou conventionnelles deviendront plus encore le levier de cet effort mais pour l’insertion et les transitions professionnelles. Le multifinancement, source de rapport de force entre financeurs privés et paritaires ou publics, deviendra la réalité d’une offre de formation qui se concentre, renforce la qualité et l’évaluation.
Efficience et taille critique : la réforme continue des OPCA

AGEFOS PME, agréée en janvier 1973, a été créée en 1972 à partir de quelques régions phares. Durant ces 40 années écoulées, elle se hisse au 1er rang des OPCA. Pourquoi un tel succès?
Elle a été dans le sillon des multiples réformes. Si les Fonds de formation des origines étaient restés à leur seul métier initial (collecteur d’une taxe parafiscale), ils auraient disparus. Mais ils vont peu à peu devenir le bras armé de la politique de formation dans les entreprises et les branches professionnelles. Deux réformes interviennent sur leur taille critique. Celle de 1993 interdit aux collecteurs d’être formateurs et réduit le nombre de 200 organismes à 50. Puis celle de 2009 reconnaît le rôle de financeurs et de service aux entreprises et aux branches et réduit encore le nombre d’OPCA à une vingtaine aujourd’hui plus gros et plus contrôlables.
C’est le multifinancement de la formation, adossé à un accompagnement de service de proximité plus efficient, qui contribue aussi à la réussite des OPCA : ce fut la stratégie d’origine d’AGEFOS PME. Désormais, le quart des fonds de formation est dans leur périmètre. Mais une nouvelle frontière devra être passée, celle d’une approche plus territorialisée des besoins de formation et une articulation plus renforcée avec la politique de l’emploi à l’instar de ce que font les équivalents des OPCA dans un grand nombre de pays industrialisés.
Rétrospective par Demos
Les années 70 : la Promotion Sociale

Demos est créé par Jean Wemaëre en 1972 dans la foulée de la loi de 1971 sur la formation professionnelle.
L’activité de formation est positionnée sur des formations d’expertise, principalement pour des cadres, dans les domaines de la Finance, de la Gestion et du Droit. Les actions sont organisées en inter et en intra.
Les années 80 : l’investissement formation

Les années 80 sont marquées par une croissance constante des dépenses de formation des entreprises.
L’Etat accompagne cet effort en mettant en place, notamment, le crédit d’impôt formation. Ce sont pendant les années 80 que le marché de la formation connaîtra sa plus forte croissance.
A partir du milieu des années 80, les formations managériales, ressources humaines et en communication viennent compléter la gamme des prestations réalisées par Demos.
Les années 90 : l’Europe et la GPEC

Le début des années 90 voit le développement de la GPEC. Les pratiques d’entreprise sont toutefois moins tournées vers l’anticipation et la prévision, que vers une appréhension de la qualification du salarié à travers la notion de compétences. Ce mouvement s’inscrit dans celui, plus vaste, de l’individualisation croissante des pratiques de gestion des ressources humaines.
Parallèlement, les programmes européens se développent et incitent à la conclusion de partenariats. Demos adopte au milieu des années 90 deux orientations stratégiques qui demeurent les piliers de son développement près de 20 ans plus tard: l’internationalisation et les nouvelles technologies éducatives.
Les années 2000 : certification et évaluation

Les pratiques de certification, dont la VAE, connaissent un fort développement, associées à une exigence accrue d’évaluation et de retour sur investissement (ROI).
En 2007, l’entrée en bourse de Demos contribue à la croissance externe par le rachat d’Hemsley Fraser (Angleterre, avec une filiale aux Etats-Unis) mais également dans le domaine des nouvelles technologies de Mind On Site (MOS – 2008) et de STS (2009). En parallèle, l’offre continue de s’enrichir et devient l’offre la plus large du marché.
Les années 2010 : pédagogie multilatérale et nouvelles technologies

Les années 2010 devraient être marquées par des bouleversements pédagogiques liées à la diffusion des outils d’accès à la connaissance. La généralisation des ressources numériques, les possibilités d’accès à la connaissance déplacent le rôle du formateur, qui n’est plus au centre de l’acquisition des compétences mais à la périphérie. Son rôle est moins de transmettre que de faire acquérir grâce à des ressources pédagogiques diversifiées.
Cette évolution rencontre la stratégie de fort investissement de Demos dans les technologies éducatives qui devrait permettre au Groupe de prendre une position forte sur le marché du e-learning.
En savoir plus sur le groupe Demos

Demos réalise 103 millions d’euros de chiffre d’affaires, il emploie 800 salariés et près de 8 000 experts dans 17 pays.
Επιστροφή στο σπίτι για τις ΜΜΕ AGEFOS ΠΑΝΤΟΥ ΣΤΗ ΓΑΛΛΙΑ Στο δελτίο Τύπου της 4ης Σεπτεμβρίου μεταδίδει η 40η επέτειος του Δήμου, Joel Ruiz, CEO της AGEFOS ΜΜΕ, μίλησε για την εξέλιξη των OPCA τα τελευταία 40 χρόνια. Η εκπαίδευση χρησιμοποιεί αυτό το γεγονός σε μια μεγάλη αναδρομική έκθεση των 40 ετών στον τομέα Συνεχιζόμενης Επαγγελματικής Ανάπτυξης (CPD).
Ιδρύθηκε το 1971 με πρωτοβουλία του Jacques Delors, η FPC είναι μία από τις μεγαλύτερες προκλήσεις για την οικονομική, κοινωνική και περιβαλλοντική κοινωνία
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