Par Diane Marlat et Ophélie Rogel, MENESR-DGESIP-DGRI-SCSESR-SIES-A2.1. En 2013-2014, 1 505 600 étudiants sont inscrits dans les universités françaises (y compris les universités d'outre‑mer et l'université de Lorraine). Ils étaient 1 468 300 en 2012-2013. Les effectifs augmentent de 2,5 %. En particulier, les effectifs sont en hausse en cursus licence (+ 2,5 %) et en cursus master (+ 3,0 %), mais ils diminuent en cursus doctorat (- 1,2 %).

Le nombre de nouveaux bacheliers s'inscrivant à l'université est très dynamique (+ 4,5 %). Dans les disciplines de santé, ils sont en forte hausse (+ 7,6 %). Les bacheliers généraux sont plus nombreux dans les disciplines générales (+ 7,0 %), le nombre de nouveaux bacheliers technologiques augmente fortement en IUT (+ 13,5 %) et les bacheliers professionnels se dirigent légèrement moins vers l'université. Le nombre d'étudiants étrangers à l'université est en hausse de 0,9 % : leur part atteint 14,5 %. Elle reste stable en cursus doctorat (41,4 %). Voir l'article...
Les étudiants inscrits dans les universités françaises en 2013-2014 - Note d'info 15.01
Le cursus licence
Dans les disciplines générales, c’est-à-dire hors IUT et disciplines de santé, 42 % des effectifs du cursus licence sont inscrits en première année de licence (L1). Les deuxième et troisième années (L2 et L3) représentent respectivement 22 % et 23 % des inscrits du cursus, et la licence professionnelle 7 %. Ces proportions sont relativement proches d’une discipline à l’autre, à l’exception des sciences fondamentales et applications et des sciences économiques-gestion (hors AES), pour lesquelles la licence professionnelle regroupe respectivement 23 % et 22 % des effectifs du cursus licence. En lettres-sciences du langage-arts, 14 % des inscrits en cursus licence préparent un Diplôme d’accès aux études universitaires (DAEU). Enfin, en sciences et techniques des activités physiques et sportives (STAPS), 54 % des inscrits en cursus licence sont en L1.
Le cursus master
En cursus master, 42 % des inscrits sont en première année de master (M1), 37 % en seconde année (M2). Les autres formations relevant du cursus master (formation d’ingénieurs, diplôme des IEP, etc.) représentent 21 % des inscrits. En particulier, en sciences, 27 % des inscrits en cursus master le sont en formation d’ingénieurs ; les masters Enseignement, éducation et formation (MEEF) créés à la rentrée 2013 représentent 22 % des inscrits du cursus master en STAPS, 15 % en lettres-langues-sciences humaines et 3 % en sciences.
À nouveau moins de doctorants
Pour la cinquième année consécutive, le nombre de doctorants est en baisse (- 1,2 % après - 2,2 % en 2012-2013). Les diminutions sont plus marquées dans les disciplines littéraires (- 1,7 %), notamment en langues (- 3,8 %) et en sciences humaines et sociales (- 1,6 %), mais aussi en droit (- 2,8 %) et en sciences fondamentales (- 1,5 %). Néanmoins, on observe parallèlement une augmentation constante sur les dernières années du nombre de doctorats obtenus, ce qui semble indiquer que la diminution du nombre d’inscrits est due à une réduction de la durée d’obtention du diplôme.
Plus d’étudiants étrangers dans les universités en 2013‑2014
À la rentrée 2013, 217 900 étudiants des universités de France métropolitaine et des DOM sont étrangers (tableau 3). Ces effectifs augmentent (+ 0,9 % par rapport à 2012- 2013). Mais cette hausse étant moins forte que celle de l’ensemble des effectifs, la part des étudiants étrangers diminue légèrement et se situe à 14,5 % (tableau 3). Les étudiants étrangers représentent 10,8 % des étudiants inscrits en cursus licence, 17,7 % des inscrits en cursus master et 41,4 % des inscrits en cursus doctorat. La proportion d’étudiants étrangers non titulaires d’un baccalauréat est également en baisse et représente 77,7 % de l’ensemble des étudiants étrangers (78,3 % en 2012-2013). Ce sont des étudiants n’ayant pas suivi une scolarité classique dans le système secondaire français. Ils viennent suivre des études supérieures en France après une scolarité dans leur pays d’origine, validée par une équivalence du baccalauréat qui leur permet de s’inscrire à l’université.
Les étudiants africains représentent près d’un étudiant étranger sur deux en université (46,0 %). Leurs orientations restent semblables à celles observées en 2012 : ils se dirigent davantage vers les disciplines scientifiques et sportives (32,4 % contre 26,4 % pour la population étrangère tous continents confondus) ou économiques (23,3 % contre 19,7 %) que littéraires (19,6 % contre 31,4 %). Parmi les étudiants africains, 73,7 % sont des non-bacheliers. Les étudiants européens représentent 24,5 % des étudiants étrangers. Parmi eux, les étudiants italiens sont les plus représentés (6 800 soit 12,8 % des Européens), suivis des étudiants allemands (6 700 soit 12,5 %), espagnols (4 600 soit 8,6 %), russes (3 900 soit 7,3 %) et roumains (3 800 soit 7,1 %). Plus de quatre étudiants européens sur cinq sont originaires de l’Union européenne. Les étudiants asiatiques représentent 20,8 % des étudiants étrangers, et les étudiants américains 8,5 %.
Les trois nationalités les plus représentées restent les mêmes : les étudiants marocains sont les plus nombreux (22 500), devant les Algériens (19 700) et les Chinois (18 800). Le nombre d’étudiants marocains est en hausse (+ 10,0 % par rapport à 2012-2013), contrairement à celui des Chinois (- 5,3 % par rapport à 2012-2013) et celui des étudiants algériens (- 7,8 % par rapport à 2012- 2013) dont le nombre continue de diminuer.
Une majorité de filles à l’université, excepté en cursus doctorat
En 2013-2014, plus d’un étudiant inscrit à l’université sur deux est une étudiante (tableau 4). Elles sont majoritaires en cursus licence et en cursus master mais restent minoritaires en cursus doctorat (48,2 %).
Les filles sont majoritaires dans les disciplines littéraires. Elles représentent plus de 70 % des effectifs en lettres et langues et 64,3 % en droit-sciences politiques.
A contrario, elles ne représentent que 38,6 % des inscrits en sciences, 28,7 % des inscrits en STAPS et 39,3 % des inscrits en IUT. La médecine-odontologie et surtout la pharmacie sont des filières fortement féminisées : les filles représentent respectivement 62,0 % et 65,0 % des effectifs. Elles sont également une majorité en PACES (64,7 %). Télécharger la Note d'info 15.01.