11 décembre 2012

The University’s Dilemma

strategy and businessBy Tim Laseter. In the face of disruptive change, higher education needs a new, more innovative business model.
By one, and only one, measure, the institutions of higher education around the world are remarkably successful: They reach far more people today than ever before. About a third of Americans over the age of 18 have attained a bachelor’s degree or higher — up from less than 20 percent 30 years ago. In the rest of the world, far more people than in the past are seeking higher education, especially in emerging economies, where immense numbers of young people yearn for professional careers. By all other measures, however, the 4,500 institutions currently serving more than 21 million students in the U.S., and the 6,500 other institutions around the world, collectively deserve failing grades. Read more...

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Rapport annuel des inspections générales 2011

La Documentation Française - la librairie du citoyenRapport annuel des inspections générales 2011 - Inspection générale de l'éducation nationale - Inspection générale de l'administration de l'éducation nationale et de la recherche. Auteurs: AMBROGI Pascal-Raphaël, MATHIAS Paul.
Le fonctionnement des jurys de VAE dans l'Enseignement supérieur p.228-230

Dans son rapport 2008, en partie consacré à la validation des acquis de l’expérience (VAE), le Médiateur de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur recommandait que soit confiée à l’inspection générale une mission visant à mieux connaître et à améliorer le fonctionnement des jurys de VAE. Reprise en 2009, cette recommandation a débouché sur l’inscription de ce thème au programme de travail de l’IGAENR pour l’année 2010-2011.
Créée par la loi de modernisation sociale du 17 janvier 2002 et désormais inscrite dans le code du travail, la validation des acquis de l’expérience constitue une avancée majeure. Elle permet en effet à toute personne, quels que soient son âge, son niveau d’études et son statut, d’accéder aux mêmes certifications que par la voie de la formation initiale ou continue. Tous les diplômes et les titres inscrits au Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP) et tous les systèmes de formation (publics, consulaires, associatifs et de droit privé) sont ainsi concernés par ce dispositif appelé à jouer un rôle essentiel dans la mobilité sociale et dans le développement de la formation tout au long de la vie, en facilitant la reconnaissance des connaissances et compétences acquises dans le cadre de l’activité professionnelle et le cas échéant la reprise d’études.
Pour autant, la VAE n’a pas connu depuis 2002 l’expansion attendue: le nombre de demandes annuelles de validation examinées par des jurys entre 2007 et 2010 ne dépasse pas 53 000 à 57 000 toutes certifications confondues, dont près de la moitié par le ministère de l’éducation nationale et par les établissements publics relevant du ministère de l’enseignement supérieur. Ces derniers examinent en moyenne 52 candidatures par an, soit un dixième environ de l’ensemble, avec un écart allant de 0 à 5 candidatures pour certains jusqu’à près de 300 à Lille 1 et plus de 400 au Conservatoire national des arts et métiers (CNAM).
La mission s’est donc interrogée sur la performance du dispositif du point de vue du fonctionnement des jurys, analysé sous l’angle des modalités de constitution et de réunion, de l’identification des compétences des candidats et de la nature des décisions rendues. Ses investigations ont porté à la fois sur le pilotage national du dispositif, sur son organisation déconcentrée dans les académies et les universités et sur la pratique interne des jurys. Les six académies retenues dans le cadre de l’enquête (Aix-Marseille, Bordeaux, Clermont-Ferrand, Lille, Orléans-Tours et Versailles) présentent des profils différents (urbain/rural, etc.) et des résultats contrastés en matière de VAE (nombre de dossiers présentés et de validation totale ou partielle). Seules les analyses et recommandations relatives à la VAE dans l’enseignement supérieur sont présentées ici.
Il est d’abord apparu que les données statistiques et la documentation disponible ne permettaient pas d’évaluer précisément la performance du dispositif. Elles renseignent en effet sur la décision des jurys, mais non sur le parcours ultérieur des candidats, notamment en cas de validation partielle pour ce qu’il en est de la poursuite ou de l’abandon de la procédure, des taux d’accès à la certification complète ou encore du temps écoulé entre le premier jury et l’obtention du titre ou du diplôme. Il est ainsi difficile de déterminer, faute d’un véritable suivi des candidats, le taux réel de réussite au terme de la procédure, pas plus qu’on ne peut le comparer à celui des candidats à une certification donnant accès à une profession réglementée ou non – la démarche de VAE étant dans le premier cas obligatoire pour exercer les fonctions souhaitées et donc tentée quelles que soient les chances de succès, alors qu’elle est dans le second facultative et souvent engagée « après coup » pour obtenir une reconnaissance ou conforter une légitimité professionnelle déjà partiellement acquises.
La mission a également relevé, de façon générale, la nécessité de:
– mieux coordonner l’action des services publics concernés, dont les personnels, indépendamment de leur implication, ignorent pour la plupart l’existence même de la charte nationale VAE, établie dans un cadre interministériel;
– développer l’accès au dispositif pour les demandeurs d’emploi, en ne les recensant plus, dès lors qu’ils ont engagé une démarche de VAE, parmi les demandeurs « actifs », mais en les dispensant, comme les stagiaires de la formation continue, de l’obligation de rechercher un emploi pendant la durée de la procédure.
Concernant plus particulièrement l’enseignement supérieur, où la commission VAE de la Conférence des directeurs de services universitaires de formation continue (CDSUFC) assure la coordination et l’animation du dispositif (organisation de formations, diffusion et partage de bonnes pratiques, etc.), la mission a tenu à souligner l’implication des universités et la très grande qualité du travail accompli par la plupart des jurys, qui développent, conformément à l’esprit du dispositif, une approche personnalisée des candidats, motivent leurs décisions de façon précise et détaillée (notamment en cas de validation partielle) et prescrivent le cas échéant les actions de formation jugées nécessaires à l’obtention complète de la certification.
Pour autant, elle recommande de:
– veiller, au niveau du ministère, à la qualité des pratiques développées dans les établissements, qui est parfois inégale, et au respect des dispositions réglementaires en vigueur: composition des jurys, qui doivent comprendre une majorité d’enseignants-chercheurs ainsi que des professionnels capables d’apprécier les compétences acquises par le candidat, règlement des droits universitaires au moment de l’inscription au diplôme afin d’éviter tout risque en cas d’accident à l’intérieur des locaux universitaires, notification au candidat des procédures de recours en cas de non validation ou de validation partielle;
– assouplir le traitement des validations partielles et faciliter l’accès progressif à la certification en généralisant la possibilité offerte par l’Université d’Avignon de s’inscrire en VAE dans un « niveau de certification », par exemple en master, et de valider indifféremment des modules de première ou de seconde année;
– mobiliser davantage les enseignants-chercheurs en valorisant leur implication dans le dispositif (participation aux jurys, accompagnement des candidats, fonction de « correspondant VAE » dans les composantes);
– inciter les universités à développer la VAE en prenant celle-ci en compte dans le modèle d’allocation des moyens; en effet, les droits demandés aux candidats ne suffisent pas à couvrir le coût complet de la procédure, ce qui oblige les établissements à financer leur activité de VAE en prélevant sur les moyens dédiés à la formation.

Deuxième partie
Enseignement supérieur et recherche
.......................................185
Chapitre 1
La modernisation de la gestion publique
...........................................187
Les audits des fonctions support des organismes de recherche...............191
L’analyse quantitative des fonctions support fait apparaître des situations contrastées..192
Des scénarios d’évolution différents pour chaque organisme en fonction de son organisation territoriale et de ses partenariats..193
Des marges de progrès en matière de gouvernance, en dépit des bonnes pratiques observées..195
Une analyse de chaque fonction support débouchant sur des propositions
applicables à tout ou partie des organismes audités............................199
L’audit du groupement d’intérêt public (GIP) Renater.............................206
Le GIP doit maîtriser son offre de services, sans exclure toutefois le développement de nouvelles activités..206
Le GIP doit par ailleurs faire évoluer sa gouvernance et son mode de pilotage..208
Une situation financière rendue sûre, qui ne doit pas conduire à exclure une évolution du modèle économique..210
Le projet d’Institut de recherche technologique de Grenoble...................212
Chapitre 2
Évaluer les politiques publiques
.......................................................215
Pôles de proximité et réseaux territoriaux d’enseignement supérieur.......216
Une grande diversité de situations territoriales...................................217
Les universités de proximité entre mission de service public et logique de spécialisation..218
Gestion des ressources humaines et rationalisation de la carte universitaire: des outils pour concilier différenciation et cohésion territoriale..220
L’emploi étudiant dans l’enseignement supérieur : bilan et perspectives
...223
Les résultats de l’enquête...........................................................224
Un dispositif apprécié par l’ensemble des acteurs...............................225
Vers une nouvelle étape dans le développement de l’emploi étudiant........226
Le fonctionnement des jurys de VAE...............................................228
La culture scientifique et technique, réflexions pour une gouvernance......231
Un paysage complexe, peu favorable à la mise en oeuvre d’une politique globale et cohérente..231
Des propositions pour une gouvernance renforcée..............................233
Chapitre 3
Une volonté constante: accompagner les établissements
..235. Télécharger le Rapport annuel des inspections générales 2011.
Le rapport annuel de l'inspection générale de l'éducation nationale (IGEN) et de l'inspection générale de l'administration de l'éducation nationale et de la recherche (IGAENR) se compose de deux parties.
Dans une première partie, il fait le point sur les activités de contrôle assurées par les inspections sur les sujets abordés au cours de l'année: école maternelle, réforme de l'enseignement primaire et réforme des lycées; formation et remplacement des enseignants; évaluation de certains dispositifs visant la réussite comme les « cordées de la réussite », les « internats d'excellence » ou le programme « collèges et lycées pour l'ambition, l'innovation et la réussite » (CLAIR). La seconde partie revient sur les deux activités principales de l'IGAENR, au-delà de sa mission traditionnelle de contrôle: le suivi et l'évaluation des politiques publiques, qu'il s'agisse de réformes en cours ou de dispositifs existants; l'audit des organisations, qui tantôt se limite à un seul établissement en vue d'une échéance précise ou à l'occasion de difficultés ponctuelles, tantôt revêt un caractère plus systémique, comme ce fut le cas en 2011 pour les fonctions support des organismes de recherche ou en 2011-2012 pour la fonction formation dans les universités. Télécharger le Rapport annuel des inspections générales 2011.

La Documentation Française - la librairie du citoyen Annual general inspections 2011 - General Inspectorate of Education - General Inspectorate of the administration of the national education and research. Authors: Pascal AMBROGI Raphael, Paul MATHIAS.
Operation VAE juries in Higher Education p.228-230
In its 2008 report, in part devoted to the validation of acquired experience (VAE), the Mediator of Education and Higher Education recommended that the inspection is carried out by a general mission to raise awareness and to improve the functioning of juries VAE. Recovery in 2009, this recommendation has led to the inclusion of this topic in the work program for 2010-2011 IGAENR. More...

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L’Aquitaine, site pilote pour la mise en œuvre d’une politique scientifique partagée

Logo de l'université de BordeauxAlain BOUDOU, Président du Pôle de recherche et d’enseignement supérieur (PRES) Université de Bordeaux, Dean LEWIS, Président de l’Université Sciences et Technologies Bordeaux 1, Manuel TUNON de LARA, Président de l’Université Bordeaux Segalen, Monsieur SINGARAVELOU, Administrateur provisoire de l'Université Michel de Montaigne Bordeaux 3, Yannick LUNG, Président de l’Université Montesquieu Bordeaux IV, François CANSELL, Directeur général de l’Institut Polytechnique de Bordeaux (IPB), Vincent HOFFMANN-MARTINOT, Directeur de Sciences Po Bordeaux, Mohamed AMARA, Président de l’Université de Pau et des Pays de l’Adour, et Alain FUCHS, Président du CNRS signent la convention quinquennale de site (2011-2015) le 4 décembre 2012.
Au travers de la convention de site, les établissements d’enseignement supérieur et de recherche bordelais fédérés par le PRES « Université de Bordeaux », l’Université de Pau et des Pays de l’Adour et le CNRS souhaitent formaliser leur partenariat dans le développement de programmes de recherche ambitieux, autour d’une politique scientifique partagée.
L’Aquitaine constitue un site pilote: c’est le premier à signer une convention de ce type en France. Il s’agit d’une convention unique qui se substitue aux contrats quadriennaux signés entre chaque établissement d’enseignement supérieur et de recherche et le CNRS. Elle témoigne de la politique de structuration mise en oeuvre par l’ensemble des acteurs de la recherche. Cette convention vise à consolider les secteurs d’excellence et à créer l’émergence de nouvelles thématiques à la croisée de plusieurs champs disciplinaires fortement implantés sur le territoire aquitain. Elle s’inscrit dans la dynamique des opérations structurantes et des projets innovants élaborés par les établissements aquitains avec l’appui de CNRS, notamment en réponse au Programme d’investissements d’avenir.
Elle identifie les grands domaines de recherche au coeur du partenariat entre les établissements aquitains et le CNRS: « Biologie et Santé », « Chimie, Matériaux et Ingénierie », « Optique et Lasers », « Sciences et Technologies du numérique », « Sciences archéologiques », « Environnement, écotechnologies, évolution des écosystèmes », « Physique nucléaire, Physique des particules et des Astroparticules » et « Sciences sociales ».
La convention définit également les outils communs permettant la mise en oeuvre des priorités scientifiques retenues, notamment l’adoption d’un référentiel budgétaire partagé. Les partenaires académiques se félicitent de la signature de la convention quinquennale de site qui permet de renforcer la visibilité et le rayonnement international de la recherche menée en Aquitaine.
Λογότυπο του Πανεπιστημίου του Μπορντό Alain Boudou, Πρόεδρος του Τμήματος Έρευνας και Ανώτατης Εκπαίδευσης (PRES) του Πανεπιστημίου του Μπορντό, Dean Lewis, Πρόεδρος του Πανεπιστημίου Bordeaux 1 Sciences et Technologies, Manuel Tunon LARA, Πρόεδρος του Πανεπιστημίου Bordeaux Segalen, κ. SINGARAVELOU, προσωρινό διαχειριστή του Université Michel de Montaigne Μπορντό 3, Yannick πνεύμονα, Πρόεδρος του Πανεπιστημίου Montesquieu Bordeaux IV, François CANSELL, Γενικός Διευθυντής του Ινστιτούτου Polytechnique de Bordeaux (IPB), Vincent Hoffmann-Martinot, Διευθυντής της Sciences Po Μπορντό Mohamed Amara, Πρόεδρος του Πανεπιστημίου του Pau και Pays de l'Adour, Alain Fuchs, πρόεδρος του CNRS υπογράψει το πενταετές ιστοσελίδα συμφωνία (2011-2015) 4 Δεκεμβρίου του 2012. Περισσότερα...

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10 décembre 2012

Rapport et recommandations 2012 du Comité de suivi de la loi LRU

http://www.fsi-adm.ups-tlse.fr/fsi/inter/img_bandeau.jpgRapport 2012 du Comité de suivi de la loi LRU. Loi n°2007-1199 du 10 août 2007 relative aux libertés et responsabilités des universités. Ouvrir.
Introduction

Cinq ans après le vote de la loi LRU, et alors que sa réforme est engagée, ce rapport est l'occasion de procéder à plusieurs constats sur la situation des universités en France et de suggérer quelques pistes pour l’avenir.
L'investissement dans l'enseignement supérieur, et dans la recherche en lien avec l'enseignement supérieur, est la pierre angulaire de l'économie de la connaissance et donc essentielle pour la compétitivité et la prospérité future de la nation. Il est donc plus important que jamais d'entrer dans un cercle vertueux où la confiance et le soutien financier de l'État permettent aux universités de développer la qualité de leurs activités de recherche et de formation ainsi que l'efficacité de leur gestion. Les étudiants ne peuvent qu’être les grands bénéficiaires d’un système universitaire amélioré.
Pour rester performant, reconnu et attractif, le système français d'enseignement supérieur et de recherche doit être pensé dans une perspective européenne et mondiale: la mobilité des étudiants, comme celle des chercheurs, est de plus en plus courante, nécessaire et productive. Les évolutions en France seront donc comparées à celles en cours dans d'autres pays. L'enjeu majeur pour les prochaines années reste de se rapprocher du standard international qui fait de l'université le lieu central de création et de transmission du savoir et, par conséquent, de croisement de l'enseignement supérieur et de la recherche publique, en rapprochant dans un même objectif d’intérêt national et international les trois branches historiquement séparées en France que sont les universités, les grandes écoles et les organismes de recherche.
La loi LRU s’inscrit dans un mouvement législatif continu depuis les lois de 1968 et de 1984 qui vise à conférer aux universités une autonomie réelle. Force est de constater que pour ce critère, celles-ci demeurent encore dans le dernier tiers des universités européennes. La France apparaît par exemple au 27e rang (sur 28) pour ce qui est de l'autonomie dans la gestion du personnel (« staffing autonomy »), au 22e rang pour l'autonomie financière, au dernier rang pour l'autonomie académique (University Autonomy in Europe II. The Scorecard. By Thomas Estermann, Terhi Nokkala & Monika Steinel. European University Association, 2011).
La loi LRU a contribué à conforter la liberté de décision des universités, en matière de gestion principalement, leur permettant de progresser dans leur stratégie de formation, recherche et innovation et de s’affirmer comme acteurs moteurs pour fédérer toutes les forces en présence sur un site, rôle déterminant pour le développement d’un territoire. Le principe de l'autonomie des établissements ne doit donc pas être remis en cause.
D’autres marges de progrès restent possibles, notamment en matière de stratégie, d’organisation interne et de structuration du paysage de l’enseignement supérieur et de la recherche. Des adaptations de la loi sont donc indispensables, même si certaines réformes relèvent davantage du pouvoir réglementaire voire d’une évolution des pratiques. Les rapports du comité de suivi, en particulier des années 2010 et 2011, s’exprimaient déjà sur ces points.
Plus largement, des évolutions profondes restent nécessaires et tout particulièrement en ce qui concerne le renforcement des liens entre recherche publique et enseignement supérieur ou encore entre différentes filières de l'enseignement supérieur (universités, classes préparatoires, grandes écoles). Ces évolutions devront tout à la fois concilier le « modèle international d’universités autonomes » et les fondements du système français d’enseignement supérieur et de recherche qui repose sur une mission de service public national et comprend une diversité d’établissements.
L’autonomie des universités s’exerce dans un cadre de référence national défini par la stratégie de l’État pour l’enseignement supérieur et la recherche indissociés, stratégie qui doit contribuer à la construction de l’espace européen et s’inscrire dans une dimension internationale. Au moment où se prépare un acte III de la décentralisation et une nouvelle loi pour l’enseignement supérieur et la recherche (ESR), il est essentiel que l’État réaffirme cette ambition internationale et s’exprime sur sa vision d’aménagement national comme sur le niveau souhaitable de maillage territorial pour éviter une dispersion préjudiciable à la dimension universitaire de la vie étudiante et des activités scientifiques et pédagogiques. Articuler les deux réflexions législatives permettrait d’inscrire les politiques d’ESR dans un paysage international, national et territorial et d’affirmer la place centrale des universités.
Le respect de l’autonomie dévolue aux établissements pose la question de la nécessaire évolution du rôle de l’État, garant du respect du cadre de référence et de la cohérence de l’ensemble du dispositif. L’État doit privilégier la mise en place d'un environnement incitatif et un mode de régulation ne laissant plus place au contrôle a priori et au suivi pointilleux, et accorder sa confiance aux établissements.
La loi LRU et les responsabilités et compétences élargies (RCE) sont fréquemment associées compte-tenu de leur forte imbrication. Néanmoins, il convient de rappeler que si les RCE sont inscrites dans la loi, le périmètre de celle-ci est beaucoup plus étendu puisqu’elle définit les missions mêmes du service public de l’enseignement supérieur ou encore la gouvernance des universités. Au 1er janvier 2013, toutes les universités françaises seront passées aux RCE.
Au terme de cinq années de travail et de centaines d’auditions de nombreux acteurs et partenaires de l’enseignement supérieur et de la recherche, le comité de suivi présente ses constats et recommandations autour de cinq thèmes. Ce rapport ne se substitue pas aux précédents mais les complète, actualise plusieurs aspects et en reprend certaines recommandations essentielles regroupées sous les chapitres suivants:
- 1. Gouvernance et organisation
- 2. Recherche et formation
- 3. Moyens et immobilier
- 4. Les universités dans leur environnement
- 5. Le rôle de l’État
Les recommandations liées au présent rapport figurent ci-après.
RECOMMANDATIONS 2012

1 - Réaffirmer et conforter le rôle stratégique du conseil d’administration.
2 - Renforcer l’ouverture du conseil d’administration à l’extérieur: instaurer le vote des personnalités extérieures du CA pour l’élection du président. En conséquence, revoir leur mode de nomination.
3- Réduire la prime majoritaire pour l’élection des représentants des enseignants-chercheurs au conseil d’administration.
4 - Autoriser la réunion du conseil scientifique et du conseil des études et de la vie universitaire dans un conseil unique en prévoyant une certaine souplesse dans les modalités de constitution de cette nouvelle instance.
5 - Laisser aux universités le choix de leur organisation interne.
6 - Reconnaître le doctorat dans les entreprises et favoriser le recrutement des docteurs dans la haute fonction publique.
7- Mettre en oeuvre les dispositifs permettant d’ouvrir largement à l’extérieur les concours de recrutement d’enseignant-chercheur, en ce qui concerne tant les candidats que les membres des comités de sélection.
8 - Réviser le modèle de répartition des moyens aux établissements et définir une base de calcul stable de la masse salariale.
9 - Poursuivre la mise en sécurité, la réhabilitation et la modernisation du patrimoine immobilier universitaire par des procédures partenariales (État, collectivités territoriales, établissements).
- Renforcer la compétence patrimoniale des établissements (MESR, CPU, AMUE).
- Poursuivre l’expérience de dévolution du patrimoine aux établissements et en assurer l’évaluation
10 - Confirmer le rôle moteur des universités dans une politique de site et leur place centrale dans la structuration de l’enseignement supérieur et de la recherche.
11 - Étudier la possibilité sous certaines conditions d’affecter des emplois de personnels titulaires dans un PRES.
12 - Définir les missions attendues d’une structuration de site avant d’en arrêter le statut.
13 - N’accorder le nom d’université qu’à une organisation disposant d’une offre de formation cohérente de la première année de licence au doctorat, appuyée sur des unités de recherche reconnues.
14 - Rénover la contractualisation quinquennale entre l’État et les établissements.
- Intégrer dans le contrat la totalité des dotations, masse salariale comprise.
- Engager la contractualisation de site dès 2013.
Télécharger le Rapport 2012 du Comité de suivi de la loi LRU.

http://www.fsi-adm.ups-tlse.fr/fsi/inter/img_bandeau.jpg 2012 Report of the Monitoring Committee of the LRU. Law n ° 2007-1199 of 10 August 2007 on local freedoms and responsibilities of universities. Open.
Introduction
Five years after the adoption of the LRU, and while the reform is undertaken, this report is an opportunity to make several observations on the situation of universities in France and suggest some ways forward. More...

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Label international: valorisez vos compétences!

pictogramme labelLille 1 propose à ses étudiants de valoriser leurs compétences linguistiques, leur ouverture interculturelle et leur mobilité internationale en obtenant le label international. Il sera mentionné dans l’annexe descriptive au diplôme, appelée « supplément au diplôme ».
Le Label possède deux niveaux que l'on peut valider séparément. Pour  l'obtenir, il faut remplir 3 critères.
Ces 3 critères peuvent être validés à tout moment du cursus universitaire.
Exemple: Je suis étudiant à Lille 1, je m’inscris en 2012-2013 en Master 2 Economie et Management des Entreprises, j’ai fait un séjour d’un semestre en Finlande dans le cadre du programme Erasmus au cours de ma L3. Durant mon DUT GEA, j’ai suivi un module interculturel. Je m’inscris cette année pour passer une certification en langue.
tableau des critères
Qui peut l’obtenir?
Tout étudiant inscrit à Lille 1 au minimum en 2ème année de licence. Le label est accessible jusqu’en doctorat.
Comment l’obtenir?
Si l'étudiant remplit les 3 critères:

L'étudiant peut constituer un dossier de candidature à l’obtention du label auprès du Service des Relations Internationales de Lille 1. Date limite de candidature: 15 mai 2013.
S'il manque un ou plusieurs critères:

En l'absence de certification, l'étudiant, après avoir retiré un dossier de candidature, doit passer un test de positionnement en langue étrangère (type Dialang). Le niveau minimum requis est B2. Date limite de candidature: 15 mai 2013.
Afin de réunir les critères, l'étudiant peut ensuite:
- rencontrer le Référent Certifications de la Maison des Langues pour un accompagnement linguistique
- monter un projet de mobilité avec le responsable Relations Internationales de son UFR/école/institut ou, pour un stage, avec le Bureau d’Insertion Professionnelle Pass’Pro
- suivre la formation interculturelle intensive organisée par la Maison des Langues (plusieurs sessions sont organisées au cours de l'année)
En savoir plus

Pour télécharger la plaquette de présentation du Label International, cliquez ici.
Contacts
Service des Relations Internationales, Bâtiment A3, Carole BOURLEY.
Maison des Langues, Bâtiment B5, Laurence FOUGNIE.
Responsable Certifications en langue : Claire REGAN.
Coordination du programme : Janine SCHAFIER.
ετικέτα εικονόγραμμα Λιλ 1 προσφέρει στους σπουδαστές της να ενισχύσει τις γλωσσικές τους δεξιότητες, διαπολιτισμικό και διεθνή κινητικότητά τους την απόκτηση διεθνούς ετικέτα. Θα πρέπει να αναφερθεί στο περιγραφικό παράρτημα του διπλώματος, που ονομάζεται «συμπλήρωμα διπλώματος».
Label έχει δύο επίπεδα, που μπορεί να είναι επικυρωμένα χωριστά. Για να επιτευχθεί αυτό, τα τρία κριτήρια πρέπει να πληρούνται. Περισσότερα...

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Erasmus University Charter

European Commission logoThe Erasmus University Charter (EUC) provides the general framework for the European co-operation activities a higher education institution (HEI) may carry out within the Erasmus programme.
It is a prerequisite for HEI to organise student mobility and teaching and other staff mobility, to carry out Erasmus intensive language courses and intensive programmes, and to apply for multilateral projects, networks, accompanying measures and to organise preparatory visits.
Specifically, the EUC allows higher education institutions to apply for Erasmus funding to:

• Send its students for studies to HEI abroad
• Receive students for studies from HEI abroad
• Send its students for placements to enterprises and other organisations such as HEI abroad
• Send its teaching staff to HEI abroad
• Receive teaching staff from HEI abroad
• Receive invited teaching staff from enterprises abroad
• Send its staff for training abroad
• Receive staff for training from HEI abroad
• Organise Erasmus Intensive Language Courses (EILCs)
• Coordinate Erasmus Intensive Programmes (IPs)
• Coordinate Erasmus multilateral projects
• Coordinate Erasmus academic and structural networks
• Coordinate accompanying measures
• Organise preparatory visits

In addition, EUC holders may apply for the ECTS/DS label through a specific call for proposals. See the Executive Agency website for further information. Awarded by the European Commission following a call for proposals, the Charter sets out the fundamental principles and the minimum requirements with which the higher education institution must comply when implementing its Erasmus activities.
The institution's application for an EUC includes an Erasmus Policy Statement (EPS) setting out the institution's overall Erasmus co-operation plan in coherence with the strategy defined in the mission statement of the institution and specifying the measures and actions the institution intends to introduce in order to fulfil the requirements of the Charter. The EPS should be published and given wide visibility. Higher education institutions can apply for three different types of charters:
1. The Standard Erasmus University Charter is for institutions which wish to apply for Erasmus funding for transnational student mobility for studies, for transnational mobility activities for teachers and other staff and/or to apply for EILCs, Erasmus IPs, multilateral projects, networks, accompanying measures or preparatory visits.
2. The Extended Erasmus University Charter (Student Placements only) is for institutions which wish to apply only for Erasmus funding for transnational student mobility for placements.
3. The Extended Erasmus University Charter (Standard Charter and Student Placements) is for institutions which wish to apply for activities covered by both the Standard and the Extended University Charter (Student Placements only).
When awarding the EUC, the Commission informs the recipient institution as to whether its Charter refers to study activities or placements or both. The EUC is awarded for the entire duration of the Lifelong Learning Programme (LLP). EUC compliance is monitored on an ongoing basis, and the Charter may in the last resort be withdrawn by the Commission if an institution fails to meet its EUC commitments.
Institutions and national authorities shall notify the European Commission without delay of any change in the situation or status of the institution which might necessitate changes to or withdrawal of the Charter.
Reference and applications: Call for proposals EUC 2013.
List of higher education institutions holding a valid Erasmus University Charter: for the Academic year 2013/2014 (valid EUC until 2014).

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Enseigner - une ambition pour soi, une ambition pour la France

Ambition EnseignerEn présence d'étudiants de master et d'universitaires, Geneviève Fioraso et Vincent Peillon ont lancé, le 10 décembre 2012, la campagne nationale de recrutement des enseignants. Parmi les mesures annoncées: la création des Ecoles supérieures du professorat et de l'éducation dès la rentrée 2013. Elles accueilleront les futurs enseignants ainsi que les étudiants se destinant à d'autres métiers de l'éducation.
Transmettre des savoirs, donner le goût d'apprendre, faire réussir tous les élèves: enseigner est une grande ambition. Une ambition pour soi, mais aussi une ambition pour la Nation tout entière.
Vouloir devenir enseignant, c'est vouloir instruire, éduquer, émanciper, former. C'est vouloir élever chaque enfant de la République vers la condition d'Homme et de citoyen. C'est vouloir que tous s'épanouissent dans leur vie personnelle, sociale et professionnelle.
Parce que cette ambition est belle et noble, il faut donner à tous ceux qui la portent les moyens de la réaliser
.
Il est, dès cette année, mis un coup d'arrêt aux suppressions de postes, avec le recrutement de plus de 40 000 professeurs pour les rentrées 2013 et 2014. En tout, 60 000 emplois seront créés dans l'éducation nationale sur l'ensemble du quinquennat, conformément à l'engagement du Président de la République. Deux-tiers des nouveaux postes d'enseignants bénéficieront au premier degré et un tiers au second degré, afin de respecter la priorité donnée au primaire.
Création des Écoles supérieures du professorat et de l'éducation
De plus, une nouvelle formation est mise en place. La réforme menée par le précédent gouvernement a suscité beaucoup de désarroi chez les jeunes enseignants, qui se sont retrouvés devant une classe sans véritable bagage pédagogique et, bien souvent, sans aucune expérience du terrain. Or toutes les études montrent que la qualité de la formation initiale reçue par un professeur joue un rôle déterminant dans la réussite de ses élèves. 
La nouvelle formation se déroulera à la fois à l'Université, au sein des Écoles supérieures du professorat et de l'éducation (E.S.P.E.), et dans le cadre de stages au contact des élèves. Elle sera rémunérée. Les E.S.P.E. ouvriront leurs portes à la rentrée 2013. Elles accueilleront les futurs enseignants ainsi que les étudiants se destinant à d'autres métiers de l'éducation. Elles promouvront la recherche et l'innovation et seront ainsi les fers de lance de la refondation pédagogique.
Les emplois d'avenir professeur
Enfin, parce qu'il est inacceptable que des jeunes renoncent à leur vocation faute de pouvoir financer cinq années d'études, un dispositif spécifique est prévu pour les étudiants les plus modestes: les emplois d'avenir professeur, qui concerneront, d'ici 2015, 18 000 étudiants boursiers à partir de la deuxième année de licence. 4 000 seront recrutés dès janvier 2013. Si nous voulons construire une École à la fois juste pour tous et exigeante pour chacun, nous devons commencer par être justes et exigeants à l'égard de ceux qui la feront vivre et qui seront les principaux acteurs de la refondation. Après dix années d'austérité éducative qui ont affaibli notre École, il est grand temps pour notre pays d'investir à nouveau dans l'avenir.
Διδάξτε Φιλοδοξία Με την παρουσία των μεταπτυχιακών φοιτητών και ακαδημαϊκών, Genevieve και Vincent Peillon Fioraso ξεκίνησε στις 10 Δεκεμβρίου 2012, η εθνική εκστρατεία για την πρόσληψη των εκπαιδευτικών. Ανάμεσα στα μέτρα που ανακοινώθηκαν: η δημιουργία από τις Ανώτερες Σχολές της διδασκαλίας και της εκπαίδευσης από το φθινόπωρο του 2013. Δηλώνουν ότι θα καλωσορίσουν τους μελλοντικούς εκπαιδευτικούς, καθώς και τους σπουδαστές που προτίθενται σε άλλα επαγγέλματα της εκπαίδευσης. Περισσότερα...

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Les Écoles supérieures du professorat et de l'éducation (ESPE)

http://cache.media.enseignementsup-recherche.gouv.fr/image/Ambition_enseigner/54/4/ambition_enseigner_236544.80.jpgLes Écoles supérieures du professorat et de l’éducation (ESPE), qui ouvriront leurs portes à la rentrée 2013, sont pensées et conçues pour être les fers de lance de la refondation pédagogique. Elles délivreront des Masters enseignement, éducation, formation (MEEF), à l’issue de deux années d’études post-licence comportant différents modules d’enseignement ainsi qu’une ouverture sur l’international et la recherche.
Ouverture des E.S.P.E. à la rentrée 2013

Les Écoles supérieures du professorat et de l’éducation (E.S.P.E.) ouvriront leurs portes dès la rentrée 2013. Chacune d’entre elles fera auparavant l’objet d’une accréditation conjointe par le ministère de l’éducation nationale et le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche. Le processus conduisant à l’accréditation débutera en janvier 2013. Les E.S.P.E sont pensées et conçues pour être les fers de lance de la refondation pédagogique. Elles délivreront des Masters enseignement, éducation, formation (MEEF), à l’issue de deux années d’études post-licence comportant différents modules d’enseignement ainsi qu’une ouverture sur l’international et la recherche. Former les futurs enseignants
La première mission des E.S.P.E. sera de former les futurs enseignants. Les enseignements dispensés en leur sein auront donc une vocation professionnelle et s’articuleront autour de quatre composantes principales:
  • des enseignements disciplinaires;
  • un tronc commun permettant de créer une culture partagée par tous les futurs professeurs, quel que soit le degré d’enseignement auxquels ils se destinent; il s’agira notamment d’une approche générale de la pédagogie et de la didactique, d’enseignements relatifs à la vie de l’établissement (travail en équipe, relations avec la communauté éducative, gestion de crise), etc.;
  • une spécialisation en fonction du métier choisi par l’étudiant, plus particulièrement au cours de l’année de Master 2;
  • des enseignements orientés vers la pratique professionnelle, principalement pendant l’année de Master 2, avec des séances permettant de se familiariser aux situations et activités de classe, et surtout de nombreux stages en établissement scolaire, qui seront dans un premier temps des stages d’observation, puis de pratique accompagnée et enfin des stages rémunérés en responsabilité. 

Les E.S.P.E. partie intégrante de l'Université
Les E.S.P.E. feront partie intégrante de l’Université. Elles offriront à leurs étudiants les meilleurs enseignants, les meilleures ressources pédagogiques et seront des acteurs de la recherche et de l’innovation en éducation.
L’organisation, la structuration et l’enseignement des différents modules impliqueront également une collaboration permanente entre les étudiants et les praticiens présents sur le terrain. Des enseignants, des maîtres formateurs, des personnels de direction, des inspecteurs, des représentants d’associations partenaires de l’école interviendront au sein des E.S.P.E.
Les E.S.P.E. ne seront cependant pas réservées aux candidats aux concours de l’enseignement. Elles formeront également les étudiants se destinant à d’autres métiers de l’éducation nationale, mais aussi les étudiants de licence bénéficiant d’un emploi d’avenir professeur ou encore tous ceux souhaitant développer  des compétences dans le domaine de l’enseignement, de l’éducation et de la formation.  Enfin, ces écoles construiront, en partenariat avec les rectorats, des parcours de formation continue à destination des enseignants, des formateurs, et des personnels d’inspections et d’encadrement.

Schools of higher education and the professoriate (ESPE)., Which will open in September 2013, are thought and designed to be the spearhead of the educational overhaul. They will issue Masters teaching, education, training (MEEF), after two years of post-graduate studies with different learning modules and an opening on the international and research.
Opening in September 2013 ESPE
Schools of higher education and the professoriate (ESPE) will open their doors at the start of 2013. Each of them will be before a joint accreditation by the Ministry of Education and Ministry of Higher Education and Research. The process leading to accreditation will begin in January 2013. ESPE are thought and designed to be the spearhead of the educational overhaul. They will issue Masters teaching, education, training (MEEF), after two years of post-graduate studies with different learning modules and an opening on the international and research. More...

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Une réforme de la formation des enseignants pour redonner à ce métier toute son attractivité

http://cache.media.enseignementsup-recherche.gouv.fr/image/Ambition_enseigner/54/4/ambition_enseigner_236544.80.jpgGeneviève Fioraso et Vincent Peillon ont lancé, le 10 décembre 2012, la campagne de recrutement des enseignants "Ambition Enseigner". A cette occasion, la ministre a évoqué la réforme de la formation des enseignants qui vise un double objectif:  attirer de nouveaux étudiants vers ces cursus de formation et améliorer la capacité des futurs enseignants à préparer les jeunes à s’insérer dans une société de plus en plus complexe.
C'est avec grand plaisir que je suis aux côtés de Vincent Peillon ce matin pour lancer avec vous cette journée de recrutement des futurs enseignants du primaire et du secondaire, formés dans l'université. En tant que ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, je vais surtout vous parler de nos propositions pour améliorer la formation de nos futurs enseignants. Le Président de la République a fixé la priorité pour la jeunesse au cœur de son projet et la réussite éducative fait, de ce fait, l'objet de la plus grande attention de la part du gouvernement.
Quelques mots tout d'abord pour évoquer l'état des lieux de la situation que nous avons trouvée à notre arrivée, car il faut toujours savoir de quelle situation l'on part pour parvenir à atteindre ses objectifs. D'autant que cette situation est tout à fait préoccupante: 140 000 jeunes quittant chaque année le système scolaire sans diplôme ni formation professionnalisante, des résultats aux tests nationaux et internationaux de moins en moins satisfaisants, la suppression de près de 70 000 postes d'enseignants lors du dernier quinquennat, 30% seulement d'une classe d'âge parvenant au niveau bac +3, contre 45% par exemple au Danemark et un ascenseur social en régression, le nombre de jeunes diplômés issus de milieu modeste diminuant au fur et à mesure de l'avancement dans les études. Ils représentent 23% de la population active, mais ne sont plus que 9% en master et 5% en doctorat!
Or, la réussite d'un parcours éducatif conditionne fortement le futur parcours professionnel et un jeune diplômé a trois fois plus de facilités à s'insérer professionnellement qu'un non diplômé. Et, toutes les études le montrent, la réussite éducative se construit dès le plus jeune âge et c'est bien au début du parcours éducatif que l'essentiel se joue. C'est pourquoi le gouvernement a décidé de créer 54 000 postes dans le primaire et le secondaire, 1 000 dans l'enseignement agricole et 5 000 dans l'enseignement supérieur, pendant la durée du quinquennat.
On le voit bien: il était urgent d'agir et de redonner à ce beau métier d'enseignant toute son attractivité
pour attirer les talents qui contribueront à l'élévation du niveau de formation des jeunes, encore une fois dès le plus jeune âge.
La réforme de la formation des enseignants que nous proposons
doit donc améliorer la capacité des futurs enseignants à préparer les jeunes à s'insérer dans une société de plus en plus complexe. L'acte éducatif –nous le savons tous– exige des savoirs et des compétences solides. La transmission des savoirs, la gestion d'un groupe, la didactique des disciplines, les techniques pédagogiques, la psychologie de l'enfant, de l'adolescent, cela s'apprend. La réforme de la mastérisation l'avait tout simplement oublié.
La réforme mise en place par nos prédécesseurs reposait sur des choix dont les effets néfastes sont maintenant reconnus et qui ont porté atteinte à l'attractivité du métier d'enseignant:
  • des étudiants sous tension du fait d'une triple contrainte intenable : acquérir un diplôme, réussir un concours, apprendre un métier,  tout cela la même année;
  • de nouveaux professeurs mal préparés qui doivent affronter les difficultés réelles du métier sans y avoir été formés sur le terrain, faute de stages pratiques encadrés par des enseignants expérimentés;
  • et, au final, une démotivation des étudiants, avec une perte d'attractivité de ces formations et d'un métier peu reconnu, à la formation insécurisante et dont on n'entendait parler qu'en termes de suppressions de postes.

L'engagement sans faille des universités et des enseignants n'est pas en cause dans cette dégradation, dont nous connaissons aussi les motifs: économiser les emplois d'élèves-stagiaires au détriment de la réussite éducative. J'ai encore à l'esprit les mots de celles et de ceux qui –nombreux– dénonçaient la réforme et rappelaient haut et fort qu'enseigner est un métier qui s'apprend. Oui! Devenir enseignant s'apprend!
Il était donc urgent de tourner cette page et de faire des propositions nouvelles pour changer la donne. C'est ce que nous faisons, ensemble, avec Vincent Peillon. Un travail engagé depuis six mois, qui s'appuie sur les résultats de la consultation sur l'école et des Assises de l'enseignement supérieur et de la recherche ainsi que sur de nombreuses rencontres et concertations avec les organisations représentatives. Certains évoquent une "crise des vocations". Mais ce ne sont pas les vocations qui manquent, c'est, pour les raisons que je viens d'évoquer, la confiance qui a été gravement entamée: confiance dans le fait que la formation sera une vraie formation professionnelle; confiance dans le fait qu'elle sera bien adaptée à des publics devenus très hétérogènes et, de ce fait, plus difficiles; confiance enfin, dans l'issue même des études, avec un doute sur des chances raisonnables de réussite au concours.
Notre premier objectif est donc de nous faut donc retrouver cette confiance perdue
. Le gouvernement et le ministre de l'Education nationale créent des postes de professeurs des écoles, de professeurs de collège et de lycée, de conseillers d'éducation, d'orientation. Les 43 000 postes ainsi créés doivent être pourvus parce que nous avons un besoin urgent de jeunes enseignants bien formés. C'est pourquoi nous invitons les étudiants de 1ère et 2e année de master, mais à travers eux et pour la suite, tous les étudiants intéressés, à se diriger vers une carrière de formateur. En tant que ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, je veux rassurer tous les étudiants: oui, ce métier est passionnant; oui, ce métier est difficile, parce qu'il porte l'ambition de réussite d'un pays tout entier et que la pression est forte. Mais oui, c'est un métier d'avenir, parce qu'il construit, à travers la formation de notre jeunesse, notre avenir collectif.
Je ne crois pas à une crise des vocations, car je sais l'envie de nombreux jeunes de s'engager vers ces métiers, difficiles et exigeants mais passionnants. Une récente enquête montre d'ailleurs que 78% de nos concitoyens ont une appréciation positive du métier d'enseignant, au point qu'ils aimeraient que leurs propres enfants l'exercent. Il faut absolument que cette considération pour le métier d'enseignant soit amplifiée et contribue à l'orientation de jeunes motivés pour cette belle profession. Je l'ai dit, le métier n'est pas facile parce que l'enseignant est immédiatement placé devant la responsabilité maximale: face aux jeunes, il doit tout de suite trouver les mots, les gestes et les techniques adaptés pour les conduire au succès. C'est pourquoi une formation de qualité est rassurante pour un jeune enseignant. Elle lui donne confiance en lui, en ses élèves, en sa mission. Et il s'agit bien de sécuriser les futurs enseignants en les formant en amont, avec des stages pratiques encadrés sur le terrain par des enseignants expérimentés, en parallèle avec la formation disciplinaire dispensée à l'université.
Je lis parfois - ici ou là - des appels solennels où l'on oppose un modèle de formation à un autre. Je lis des déclarations où le métier s'apprendrait une fois acquis les savoirs fondamentaux. Cette conception est aujourd'hui dépassée ! Une véritable formation professionnelle, moderne et efficace, conduit ensemble et solidairement l'acquisition des connaissances et celles des compétences. Le meilleur exemple est celui des professions médicales et paramédicales, ou des formations en alternance de plus en plus nombreuses et propices à l'insertion professionnelle. Par conséquent, former des futurs enseignants, c'est permettre l'acquisition progressive et simultanée des savoirs et des compétences professionnelles nécessaires:

  • des savoirs disciplinaires car le professeur doit pouvoir maîtriser les programmes qu'il enseigne;
  • des savoirs et des compétences scientifiques parce que le savoir est toujours en mouvement et en progrès. Le contact avec la recherche est donc indispensable et je veux donner un nouveau souffle aux sciences de l'éducation;
  • des compétences didactiques, car la capacité à transmettre des savoirs est rarement un don spontané et elle s'apprend;
  • des compétences spécifiques, nécessaires à l'exercice et aux contextes de ce métier.

L'acquisition de toutes ces connaissances et de toutes ces compétences doit être coordonnée, progressive, et, dans la deuxième année de master, doit bénéficier de l'alternance.
J'ai conscience que recruter 43 000 nouveaux professeurs dans les deux prochaines années suppose d'attirer vers ces métiers de l'enseignement et de l'éducation de nouveaux étudiants. C'est un enjeu majeur.
Grâce a l'action conjointe du  MEN et du M.E.S.R., il a été possible de mettre en place une solution de pré-recrutement, avec une rémunération dès la deuxième année de licence, au bénéfice de jeunes boursiers, issus des territoires les plus défavorisés, s'engageant dans une future carrière d'enseignant. Cette solution consiste dans les contrats d'avenir professeur, qui non seulement rendent cette filière de formation professionnelle plus attractive, mais surtout permettront à des étudiants moins favorisés socialement de devenir enseignants. Avec 18 000 étudiants concernés en régime plein, et 4 000 dès le début 2013, c'est une solution de démocratisation de la poursuite d'études supérieures, mais également une solution pour s'assurer de la diversité sociale du corps enseignant.
Il s'agit en somme de faire du métier d'enseignant l'exemple de la promotion sociale par les études, l'exemple d'une projection dans l'avenir offerte à tous les jeunes issus de milieu modeste. Tout comme, finalement, à l'époque où l'ascenseur social fonctionnait encore, et où les carrières de l'enseignement en étaient l'un des moteurs.
Mais c'est aussi un enjeu pour les filières de formation. Un enjeu qualitatif car il s'agit d'améliorer la formation pour répondre aux défis qui se posent à tout jeune enseignant ou enseignante se retrouvant face à ses élèves dans une classe. A ce grand défi qui est lancé à l'université, ma réponse est claire: il s'agit de former autrement et de former mieux, et pas seulement les futurs enseignants. C'est l'ambition que je porte auprès des universités et des étudiants. Ce défi qualitatif dépasse largement la formation des enseignants. Mieux encore: la formation des enseignants sera d'autant plus efficace qu'elle se nourrira de la rénovation pédagogique de l'enseignement supérieur.
Lors des Assises de l'enseignement supérieur et de la recherche, un consensus très clair s'est fait jour: il faut prendre en compte la pédagogie dans les cursus de formation supérieure, la transformer et la diversifier. La rénovation pédagogique doit concerner tous les niveaux de la formation: licence et formations post bac, master, doctorat. Et elle passera notamment par une ouverture dans toutes les directions: vers tous les publics, vers la société, vers les entreprises, et vers l'international. La création d'une Université Numérique (France Université Numérique) sera un levier de cette rénovation, dont profitera également la formation des enseignants.
Pour l'amélioration de la formation des enseignants, nous aurons de nombreuses actions communes entre nos deux ministères. Nous aurons notamment à y intégrer fortement toutes les dimensions de la rénovation pédagogique que nous voulons mettre en œuvre dans le supérieur. Ouvrir la formation sur la société, pour les futurs enseignants, c'est découvrir les écosystèmes de leur métier, nouer les partenariats indispensables pour construire un projet éducatif global tout au long de la vie. Enseigner, c'est être capable d'anticiper les besoins de la société et des nouveaux métiers, c'est savoir entretenir des relations fructueuses et durables avec les acteurs socio-économiques et les collectivités territoriales. Enseigner, c'est aussi s'ouvrir sur d'autres cultures, maîtriser les langues étrangères, et pouvoir échanger avec les enseignants et les étudiants des autres pays. Il s'agit clairement de rénover notre façon d'apprendre. Et c'est bien l'ambition que je porte devant vous. La réforme de la formation des enseignants ne réussira que si elle se met en place dans un contexte dynamique et rénové, si les étudiants en ont une image positive, valorisante et attirante. Et pour cela, il nous faut:

  • intégrer dès le cursus de licence des parcours optionnels assurant la présentation et la découverte de ces métiers;
  • développer dans le supérieur des méthodes pédagogiques plus actives et davantage personnalisées;
  • intégrer le numérique comme une autre manière de transmettre, et d'apprendre et de travailler en réseau avec l'extérieur;
  • proposer des stages en milieu scolaire mais aussi dans les autres secteurs d'activité;
  • ouvrir davantage vers l'international par une meilleure maîtrise des langues étrangères et en développant la mobilité.

Réussir la réforme, attirer de nouveaux étudiants vers ces cursus de formation repose sur vous, sur des universités actives, sur des équipes pédagogiques relevant ce défi de la rénovation pédagogique. Une telle ambition pour la formation des futurs enseignants suppose de rassembler toutes les forces pédagogiques et scientifiques sur un même site, dans une même académie. C'est pour cela que nous créons, avec Vincent Peillon, les nouvelles Ecoles supérieures du professorat et de l'éducation. Ces écoles dans l'université seront des composantes universitaires qui accueilleront les étudiants préparant les concours de recrutement et les personnels de l'éducation nationale en formation tout au long de la vie. Mais elles ne pourront le faire seules, car elles s'appuieront sur les équipes pédagogiques et d'une recherche scientifique que je veux redynamiser. Dans chaque académie, la création d'une E.S.P.E. sera donc portée par l'ensemble des établissements universitaires concernés.
Nous avons choisi pour les E.S.P..E  une procédure d'accréditation, à partir d'un cahier des charges qui précisera leurs missions. Cette accréditation sera décidée par les deux ministres réunis. Comme nous le sommes aujourd'hui, Vincent Peillon et moi, devant vous. Réunis parce que l'on ne peut séparer la formation du recrutement et de l'exercice du métier. Réunis parce que la formation des futurs professeurs est une des missions des universités et qu'elle est un des leviers majeurs de la refondation de l'école. La mission des E.S.P.E. commence avec la formation initiale, mais elle concerne aussi la formation tout au long de la vie. Dans un monde aussi mobile que le nôtre, on ne peut plus se limiter à une formation initiale. Celle-ci construit les bases mais s'enrichit par des allers et retours entre des périodes d'activités et des périodes de formation qui permettent à chacun de faire face aux évolutions, aux mutations, aux changements technologiques ou de toute nature. C'est pourquoi je dis aux enseignants et aux futurs enseignants: l'université est votre maison. N'hésitez pas à venir vous former, vous ressourcer, découvrir et apprendre. Les E.S.P.E seront bien ce lieu, d'accueil, de formation tout au long de la vie et d'expérimentation pédagogique.
Enseigner est une tâche difficile dans un monde en pleine mutation, mais tout à fait essentielle et exaltante. En participant avec Vincent Peillon au lancement de cette campagne de recrutement, j'ai donc voulu vous livrer un message d'ambition et de responsabilité collectives et, surtout, de confiance. Vous le voyez, la réussite éducative et professionnelle sont les priorités du gouvernement. Cela se traduit notamment par la mise en œuvre d'une nouvelle formation des enseignants. C'est un projet politique enthousiasmant et novateur. L'université sera au rendez-vous et je sais pouvoir compter sur vous, sur votre énergie, sur votre motivation pour être aussi à ce rendez-vous.

Genevieve και Vincent Peillon Fioraso ξεκίνησε στις 10 Δεκεμβρίου 2012, η πρόσληψη των εκπαιδευτικών "Ambition Διδασκαλία". Με την ευκαιρία αυτή, ο κ. Υπουργός αναφέρθηκε στη μεταρρύθμιση της κατάρτισης των εκπαιδευτικών είναι διττός: να προσελκύσει νέους φοιτητές για το εκπαιδευτικό πρόγραμμα και να βελτιώσει την ικανότητα των μελλοντικών εκπαιδευτικών για να προετοιμάσουν τους νέους ανθρώπους να ενταχθούν στην κοινωνία πιο περίπλοκη. Περισσότερα...

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Chercheurs, quelles compétences attendues pour demain?

ApecTable ronde: Chercheurs, quelles compétences attendues pour demain?
En partenariat avec le M.E.S.R., l'APEC organise le 13 décembre 2012 une table ronde sur le thème "Chercheurs: quelles compétences attendues demain?"
L'Association pour l'Emploi des Cadres (Apec) organise, le 13 décembre 2012, en partenariat avec le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, une table ronde sur le thème "Chercheurs : quelles compétences attendues demain ?".
Cet événement a pour objectif de rapprocher les acteurs du monde de la recherche et de l'enseignement supérieur et celui des entreprises, dans un contexte où plus que jamais, la compétitivité des entreprises est un enjeu majeur.
Lors d'une table, ronde l'Apec et le cabinet Deloitte vont, dans un premier temps, livrer les résultats d'une étude consacrée aux "besoins en compétences dans les métiers de la recherche à l'horizon 2020". Cette table ronde, animée par le journaliste Pascal Junghans, permettra aux décideurs, experts et chercheurs de faire part de leurs réactions et de leurs analyses.
La table ronde sera ouverte par Robert Plana, chef du service Stratégie de la Recherche et de l'Innovation à la Direction générale pour la recherche et l'innovation du ministère. La matinée sera conclue par Simone Bonnafous, Directrice générale pour l'Enseignement supérieur et l'Insertion professionnelle du ministère.
Interviendront également Cédric Etienne, directeur Secteur public chez Deloitte et Pierre Lamblin, directeur du Département études et recherche de l'Apec.
Apec Roundtable: Researchers, what skills expected for tomorrow?
In partnership with the MoR, APEC organized December 13, 2012 a roundtable on "Researchers: What skills expected tomorrow?"
The Association for the Employment of Managers (Apec) organized on 13 December 2012, in partnership with the Ministry of Higher Education and Research, a round table on the theme "Researchers: What skills expected tomorrow". More...

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