27 décembre 2012

Responsabilité sociétale de l’entreprise (RSE) - le dossier MEDEF

La responsabilité sociétale de l’entreprise (RSE) est la contribution de l’entreprise aux objectifs du développement durable. Le MEDEF se mobilise depuis plusieurs années pour sensibiliser les entreprises, et notamment les PME, sur les enjeux du développement durable et sur les moyens de mettre en place une démarche RSE. Avec la crise, la RSE apparaît plus que jamais nécessaire pour améliorer l’efficacité économique, sociale et environnementale de l’entreprise et sa compétitivité sur le long terme et répondre aux défis sociaux. C’est également un moyen capital de restaurer la confiance dans les entreprises.
L’INSEE publie une étude sur l’appropriation des démarches RSE dans les PME
L’INSEE a réalisé et publié une étude intitulée « La responsabilité sociétale des entreprises: une démarche déjà répandue ». Celle-ci montre que 64% des entreprises de plus de 50 salariés ont entendu parler de RSE et 52% ont le sentiment d’être impliquées dans ce type de démarche.
La Commission européenne a invité tous les Etats membres dans sa communication d’octobre 2011 à publier leur liste nationale d'actions prioritaires en faveur de la RSE. L'administration française a préparé un projet de texte qu'il a soumis à une consultation publique entre le 12 et le 26 novembre. Il souhaite envoyer la première contribution française à Bruxelles avant la fin de l'année 2012. 
L’AFEP, EpE, l’ORSE et le MEDEF ont adressé un courrier à la Global Reporting Initiative (GRI) pour lui faire part des recommandations des entreprises françaises sur le projet de quatrième version des lignes directrices pour le reporting extra financier.
A la suite de la proposition que le MEDEF avait formulée en clôture du colloque RSE du 7 mars 2012, le projet de plateforme nationale pour la promotion de la RSE progresse. La communication de la Commission européenne sur la RSE d’octobre 2011 encourageait ce mouvement puisqu’elle demandait aux Etats-membres de déposer leur plan d’action pour la promotion de la RSE avant la fin du premier semestre 2012.
L’Union Patronale des Alpes Maritimes (UPE 06) a porté une démarche innovante d’accompagnement de 40 PME/PMI des Alpes Maritimes sur des engagements concrets de développement durable intitulée: Performance globale 06.
La responsabilité sociétale de l’entreprise (RSE) apparaît de plus en plus comme un levier de performance pour les entreprises. Elle ne concerne pas que les grands groupes et de plus en plus de PME s’engagent dans cette voie. De nombreuses questions de mise en œuvre se posent. Pour aider les entreprises et notamment les PME à y répondre, le MEDEF a publié un guide de bonnes pratiques: « Cap vers la RSE: faire de la responsabilité sociétale de l’entreprise un levier de performance ».
A la suite de l’action du MEDEF qui avait appelé à plusieurs reprises les pouvoirs publics à publier rapidement le décret d’application de l’article 225 de la loi Grenelle II, le décret n° 2012-557 du 24 avril 2012 relatif aux obligations de transparence des entreprises en matière sociale et environnementale a été publié au Journal officiel du 26 avril 2012. Convaincu de l’intérêt d’un reporting RSE bien construit et afin d’accompagner les entreprises dans la mise en œuvre de l’article 225, le MEDEF a élaboré en collaboration avec Deloitte ce guide méthodologique de compréhension des nouvelles dispositions et d’aide à leur bonne application.
Comment et jusqu’où la responsabilité sociétale contribue-t-elle à la performance globale de l’entreprise? Le colloque organisé par le MEDEF le 7 mars 2012 et clôturé par sa Présidente Laurence Parisot a été l’occasion d’échanger sur les bénéfices d’une démarche RSE pour les entreprises. Le MEDEF publie les actes de ce colloque.
Paris EuroPlace a lancé en 2009 sa Charte de l’Investissement Responsable (IR) pour développer l’ISR, l’information extra-financière des entreprises et la finance de long terme. Le MEDEF a signé cette charte en septembre 2011 et a mené un certain nombre d’actions pour contribuer à ces objectifs. Paris EuroPlace publie en complément un bilan 2009-2011 des actions entreprises par les signataires de la Charte (AF2I, AFG, FBF, FFSA, FIR, MEDEF, ORSE, Paris EUROPLACE, SFAF).
Ce Conseil a publié un Code de développement durable allemand qui constitue une norme de transparence d’application volontaire (basée sur le principe du « comply or explain ») pour les entreprises allemandes, mais aussi pour toutes les autres organisations (ONG, syndicats, medias, entreprises publiques, etc.).
Le décret n° 2012-132 du 30 janvier 2012 relatif à l'information par les sociétés de gestion de portefeuille des critères sociaux, environnementaux et de qualité de gouvernance (ESG) pris en compte dans leur politique d'investissement, a été publié au Journal officiel du 31 janvier en application de l’article 224 de la loi Grenelle 2.
La pratique de l’analyse extra financière s’est beaucoup développée ces dernières années pour permettre aux investisseurs d’intégrer la performance RSE des entreprises dans leurs critères d’investissement. Les organismes d’analyse extra financière procèdent à une évaluation de tout ou partie des politiques de développement durable des entreprises cotées, afin d’évaluer le niveau de prise en compte des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG).
Le magazine canadien « Corporate Knights » publie chaque année depuis 2005 lors du Forum économique mondial de Davos un classement des 100 entreprises les pus engagées en faveur du développement durable dans le monde : le « Global 100 ». Cette année, 8 entreprises françaises font partie de ce classement (contre 5 seulement l’année dernière): Vivendi (7e), Crédit Agricole (16e), Schneider Electric, (26e), Dassault systèmes (32e), L'Oréal (45e), Renault (51e), Danone (60e) et JC Decaux (83e).
La société financière internationale (SFI), institution de la Banque mondiale chargée des opérations avec le secteur privé, a révisé ses standards de performance, principes sociaux et environnementaux qui l’aident à réglementer l’obtention de ses prêts. Ces mises à jour s’appliquent à partir de ce jour, le 1er janvier 2012.
A la suite de sa communication de juillet 2002 sur la contribution des entreprises au développement durable, la Commission européenne a publié le 25 octobre dernier une communication qui présente sa nouvelle stratégie en faveur de la RSE.
Dans le cadre des travaux du B20 qu’il organise les 2 et 3 novembre prochains à Cannes, le MEDEF coordonne des réflexions croisées sur la responsabilité sociétale de l’entreprise (RSE), sujet stratégique pour la compétitivité des entreprises.
L’AFNOR a lancé une nouvelle enquête relative à l’utilisation de l’ISO 26000 par les entreprises et les autres acteurs. Celle-ci prend une quinzaine de minutes et vise à identifier les profils des utilisateurs, les difficultés rencontrées et le type d’initiative développées pour appuyer l’utilisation de l’ISO 26000.
La deuxième version du baromètre Generali/CSA relatif aux « décideurs face aux nouveaux défis de société » montre un fort engagement des dirigeants de PME-PMI sur ces défis, en dépit des freins dus à la crise.
Le magazine canadien « Corporate Knights » vient de publier la version 2011 du « Global 100 », le classement des 100 entreprises les plus engagées en faveur du développement durable dans le monde. Ce magazine existe depuis 2002 et entend plaider pour un capitalisme responsable. 5 entreprises françaises figurent au Palmarès.
Les entreprises africaines et françaises s'inscrivent aujourd'hui au coeur d'une nouvelle relation. Pour Laurence Parisot, Présidente du Medef, qui prononçait un discours lors de la clôture du sommet devant l'ensemble des chefs d'Etat: "Les entreprises africaines et françaises sont conscientes de leurs responsabilités sociales, sociétales et éthiques. C'est la raison pour laquelle, à l'unanimité des organisations patronales, nous voulons poser aujourd'hui, à l'occasion de ce sommet historique, un acte nouveau, fort, significatif, à la hauteur de nos espérances en adoptant une charte d'engagement, de responsabilité sociale et environnementale".
Of social responsibility (CSR) is the contribution of business to sustainable development objectives. MEDEF mobilizes several years to educate businesses, particularly SMEs, on issues of sustainable development and how implement a CSR. With the crisis, CSR is more than ever necessary to improve economic efficiency, social and environmental enterprise and competitiveness in the long term and respond to social challenges. It is also a critical means to restore trust in business. More...

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La responsabilité sociétale des entreprises - une démarche déjà répandue

http://www.insee.fr/fr/ppp/publications/img/ip.gifEn France, plus de la moitié des sociétés de 50 salariés ou plus déclarent s'impliquer dans la responsabilité sociétale des entreprises (RSE), contribution des entreprises aux enjeux du développement durable. Cet engagement est d'autant plus fréquent que la taille des sociétés est importante. Il est plus présent dans les secteurs de l'énergie et de l'environnement que dans le commerce. Les sociétés impliquées dans la RSE ont, de fait, des pratiques différenciées. En particulier, elles sont plus attentives aux enjeux de développement durable dans leur politique d'achats ou au respect de la biodiversité. D'autres actions sont plus largement mises en œuvre, y compris au sein des sociétés qui ne connaissent pas la notion de RSE. Elles relèvent davantage du volet social, même si une des actions les plus courantes est la prévention ou le recyclage des déchets.
Deux tiers des sociétés de 50 salariés ou plus connaissent la notion de RSE
64% des sociétés de 50 salariés ou plus ont entendu parler de la responsabilité sociétale des entreprises (RSE), contribution des entreprises aux enjeux du développement durable. 52% sont plus particulièrement impliquées dans cette démarche: non seulement elles en ont entendu parlé, mais elles ont aussi le sentiment de mener des actions dans cette perspective.
Les sociétés qui n'ont jamais entendu parler de la RSE (36%) et celles qui, bien qu'informées, estiment ne pas mener d'actions en ce sens (12%), ont des comportements similaires, qui illustrent de fait leur non-implication. Ceci n'empêche pas qu'elles mettent parfois en œuvre certaines actions relevant de la RSE. Suite de l'article...
http://www.insee.fr/fr/ppp/publications/img/ip.gif Στη Γαλλία, περισσότερο από το ήμισυ των επιχειρήσεων με 50 εργαζόμενους και άνω κρατική συμμετοχή στην εταιρική κοινωνική ευθύνη (ΕΚΕ), εταιρικών εισφορών σε θέματα αειφόρου ανάπτυξης. Η δέσμευση αυτή είναι πολύ πιο συχνή από ό, τι το μέγεθος των επιχειρήσεων είναι σημαντική. Είναι παρόν στους τομείς της ενέργειας και του περιβάλλοντος στο εμπόριο. Περισσότερα...

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Mettre la RSE au cœur des politiques régionales

http://www.rsepaca.com/images/logo-rse-paca.pngBernard MOREL, vous êtes le nouveau Vice Président du Conseil Régional en charge de l'Emploi du développement Economique de la Recherche de l'Enseignement Supérieur et de l'Innovation. Vous serez présent au RV de la RSE et de ses innovations le 14 février et justement dans cet interview, vous nous expliquez pourquoi vous voulez mettre la RSE au cœur de vos politiques régionales, en quoi la RSE est un facteur de gain de compétitivité, la place de la RSE réservé dans le prochain Schéma Régional de développement Durable économique (SRDDE).
Pourquoi voulez vous mettre la RSE au cœur de vos politiques régionales?

La politique de la Région va évoluer en matière d'économie car le contexte politique et économique a changé. La politique de la Région avait notamment pour fonction de permettre à notre économie d'amortir la crise, elle a aujourd'hui l'ambition d'orienter toute son énergie au service de la sortie de la crise.
Pour cela il faut inventer des produits nouveaux, et innover dans la manière de manager et d'anticiper. La RSE tient une place significative dans cette nouvelle manière de produire et de consommer. Il faut que le monde économique entrepreneurial, institutionnel, syndical etc.. réinvente une politique d'offre innovante, hors coût du travail, comme ont pu le faire les pays scandinaves précurseurs dans ce domaine.
En ces sens, la RSE est un levier de la compétitivité et doit être soutenue comme telle par la Région. La RSE est une manière de différencier les ADN des entreprises.
En quoi la RSE est un facteur de gain de compétitivité?

-Elle anticipe les évolutions du marché parce qu'elle pose un regard différent et appréhende l'avenir autrement.
-Elle rencontre les attentes de la clientèle. C'est en ayant des réflexions sur l'environnement que l'on anticipe les besoins des clients et que l'on invente de nouveaux produits comme par exemple de nouveaux emballages, des ampoules moins consommatrices d'énergie, des énergies renouvelables, des nouveaux produits d'isolation, d'étanchéité , des systèmes de double chasse d'eau pour économiser l'eau etc.. Non seulement cela change notre manière de consommer mais cela crée aussi des produits et ouvre des marchés nouveaux à nos entreprises
- Elle intègre les évolutions législatives et rend le chef d'entreprise plus sensible à l'environnement. En lui permettant de gérer ses risques, il est moins fragile aux changements de lois et aux secousses de l'environnement économique dans lequel il évolue.
- Elle invente d'autres manières de manager et de prendre en compte le salarié. En l'associant, elle le rend plus responsable, plus impliqué . La RSE permet la concertation avec les parties prenantes.
La sortie de crise se fera par l'innovation. La RSE est un facteur d'innovation fort.
La RSE est aussi un liant entre l'économie sociale et solidaire et l'économie générale. L'économie sociale solidaire ne doit pas être réservée qu'à quelques secteurs relevant des services, elle doit concerner tous les secteurs d'activités. Suite de l'article...
http://www.rsepaca.com/images/logo-rse-paca.png Bernard MOREL, tu sei il nuovo Vice Presidente del Consiglio regionale incaricato della ricerca per lo sviluppo economico per l'occupazione di istruzione superiore e innovazione. Lei sarà presente il camper della RSI e le sue innovazioni il 14 febbraio e proprio in questa intervista, è possibile spiegare perché si vuole mettere la RSI al centro delle vostre politiche regionali, ciò che la RSI è un fattore di guadagno di competitività, RSI riservato posto nel prossimo Piano regionale per lo sviluppo economico sostenibile (SRDDE). Più...

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21 décembre 2012

Les entreprises doivent anticiper les questions de RSE

http://www.amge-jobs.com/wp-content/uploads/2010/06/logoFocusRH.jpgPropos recueillis par Brice Ancelin. Peu à peu, les obligations de publication de données extra-financières s’étendent, jusqu’à toucher les entreprises de plus de 500 salariés d’ici à 2016. Roselyne Defer, directeur développement SGS ICS, revient sur les obligations en la matière.
Quelles sont les obligations des entreprises en matière de RSE?

La seule vraie obligation n’est pas nouvelle, elle date de la loi NRE de 2001, selon laquelle toute entreprise cotée en bourse doit publier des informations, dans son rapport annuel, sur les conséquences environnementales, sociales et sociétales de son activité.
En revanche, le décret d’application de l’article 225 de la loi Grenelle II, en date d’avril 2012, étend cette obligation aux entreprises non cotées de plus de 500 salariés. Un calendrier est prévu jusqu’en 2016 pour que cela soit mis en place, d’abord dans les entreprises de plus de 5 000 salariés, puis celles de plus de 2000 et enfin les plus de 500. Ces entreprises auront donc pour obligation de publier des données extra-financières et d’en faire vérifier la sincérité par un organisme tiers accrédité. La nouveauté réside donc dans l’extension du périmètre concerné et dans la vérification de ces données par une tierce partie. Suite de l'article...
http://www.amge-jobs.com/wp-content/uploads/2010/06/logoFocusRH.jpg Συνέντευξη Brice Anceli n. Σταδιακά, οι απαιτήσεις γνωστοποίησης των μη-οικονομικών δεδομένων επεκτείνεται σε επηρεάσει τις εταιρείες με περισσότερους από 500 εργαζόμενους μέχρι το 2016. Roselyne Αναβολή, SGS ICS ανάπτυξη διευθυντής, μιλά για τις υποχρεώσεις υποβολής εκθέσεων. Περισσότερα...

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18 novembre 2012

Le responsabilité sociétale des entreprises

Logo de l'Agence Régionale de la Formation tout au long de la vie (ARFTLV Poitou-charentes)En France, plus de la moitié des sociétés de 50 salariés ou plus déclarent s'impliquer dans la responsabilité sociétale des entreprises (RSE), contribution des entreprises aux enjeux du développement durable.
Cet engagement est d'autant plus fréquent que la taille des sociétés est importante. Par ailleurs, le commerce et l'industrie manufacturière hors agroalimentaire sont les secteurs les moins impliqués en matière de RSE: la notion même y est souvent inconnue et très peu de sociétés engagent des actions. À l'opposé, l'implication est forte dans les secteurs de l'énergie et de l'environnement et dans l'industrie agroalimentaire, domaines où les questions de développement durable en général et d'environnement en particulier sont logiquement très présentes.
Les sociétés impliquées dans la RSE ont des pratiques différenciées. En particulier, elles sont plus attentives aux enjeux de développement durable dans leur politique d'achats ou au respect de la biodiversité.
D'autres actions sont plus largement mises en œuvre, y compris au sein des sociétés qui ne connaissent pas la notion de RSE. Elles relèvent davantage du volet social (la lutte contre la discrimination par exemple), même si une des actions les plus courantes est la prévention ou le recyclage des déchets.
La responsabilité sociétale des entreprises: une démarche déjà répandue, Insee Première, novembre 2012, 4 p.
Logo de l'Agence Régionale de la Formation tout au long de la vie (ARFTLV Poitou-charentes) In France, more than half of companies with 50 employees or more state involvement in corporate social responsibility (CSR), corporate contributions to sustainable development issues. This commitment is much more common than the size of the companies is important. In addition, trade and manufacturing sectors are food off the least involved in CSR: the concept is often unknown and very few companies undertake actions. More...

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04 novembre 2012

Dix ans après - Où en est la Responsabilité Sociale des Entreprises?

http://www.groupe-alpha.com/static/images/common/logo.gifLa Lettre du CEP présente régulièrement, de manière synthétique, l'analyse du CEP sur un enjeu d'actualité et informe sur les activités du CEP. Cette lettre s'adresse à tous les  acteurs syndicaux, professionnels, politiques  intéressés par les réflexions et les points de vue d'un groupe engagé dans la promotion d'un dialogue social constructif, qui bénéficie d'une réflexion de fond sur les défis économiques et sociaux. Vous inscrire pour la recevoir dès sa publication.
N°10 Dix ans après: où en est la Responsabilité Sociale des Entreprises? Télécharger la version pdf.
Edito - Irresponsabilité des entreprises ou irresponsabilité du politique?

En 2001, lorsque le gouvernement français, de gauche, fait adopter la loi sur les Nouvelles Régulations Economiques (NRE), il inclut dans cette loi un volet sur la responsabilité sociale des entreprises (RSE). Il s’agit alors d’obliger les entreprises françaises et cotées en France de rendre des comptes sur les impacts sociaux et environnementaux de leur activité. A l’instar de la reddition des comptes financiers, l’obligation de rendre des comptes sur d’autres champs constitutifs de l’activité de l’entreprise devait permettre aux investisseurs de mieux évaluer la pérennité de cette dernière. Le postulat sous-jacent était qu’une entreprise, si elle entend être acceptée sur un territoire, ne pourra plus à l’avenir opérer sans se soucier des dommages sociaux et environnementaux que son activité pourrait causer.
Même lacunaire – pourquoi les investisseurs seraient-ils les seuls intéressés par ce genre d’informations? –, l’intention politique était louable. Ce qui le fut moins, c’est la méthode de rédaction et de mise en oeuvre. Le décret d’application fut rédigé dans la précipitation, sans concertation avec les parties prenantes directement concernées par les impacts sociaux et environnementaux. Les directions d’entreprise tireront longtemps profit des lacunes du décret pour se soustraire à leurs obligations, d’autant plus facilement que la loi ne prévoit aucune sanction en cas de non-conformité aux obligations légales.
En 2007, sur le même sujet – l’obligation pour les entreprise de rendre des comptes sur les impacts sociaux et environnementaux de leur activité – le gouvernement, de droite, décide d’inaugurer une nouvelle méthode d’élaboration d’un texte pré-législatif: ce sera la réunion de six collèges qui représentent les composantes de la société civile dans le cadre du Grenelle de l’environnement et qui échangent pour
proposer au gouvernement un texte à soumettre au Parlement. Encore une fois, l’intention est bonne mais le résultat décevant. La loi dite Grenelle 2 entérine un certain nombre d’avancées vers une plus grande responsabilité de l’entreprise qui seront réduites à néant par des manoeuvres diverses : cavaliers législatifs, lobbying intense de certaines organisations patronales dans la phase de rédaction du décret d’application. Il aura fallu attendre deux ans pour que ce décret soit publié, entre les deux tours de l’élection présidentielle de 2012, après avoir été vidé d’une grande part de son contenu et en prévoyant des obligations moins exigeantes que celles de la loi NRE.
Le programme du nouveau Président de la République prévoit des dispositions en matière de responsabilité sociale des entreprises, en particulier l’obligation pour les entreprises de plus de 500 salariés de faire certifier leur gestion des ressources humaines au regard de critères de qualité de l’emploi. Il n’est pas inutile de rappeler que, dans ce domaine, la méthode et le fond sont indissociables: il ne peut pas y avoir de RSE sans dialogue avec les contre-pouvoirs de l’entreprise, en son sein, comme avec les parties prenantes de la société civile. Pierre Ferracci, Président du Groupe Alpha.
Conclusion

La constitution d’outils (reporting, évaluation de la performance financière, normes globales….) est nécessaire pour objectiver les discussions et permettre de créer une base de dialogue. Mais elle ne doit pas faire oublier le sens de ces outils: mesurer la manière dont la direction de l’entreprise appréhende sa responsabilité vis-à-vis de celles et ceux à qui elle est susceptible de causer des dommages, sans se restreindre à celles et ceux avec lesquels elle entretient une relation contractuelle. De ce point de vue, les derniers apports en termes de définition de la RSE sont encourageants car ils nécessitent l’élaboration du catalogue raisonné des oeuvres de l’entreprise dans ce qu’elle apporte de meilleur à la société mais aussi dans ce qu’elle pourrait causer de pire bien au-delà de sa responsabilité juridique (environnement, populations riveraines, sous-traitants, générations futures…).
La recherche d’outils fait souvent oublier le sens de ces outils, celui de l’impératif du respect des droits humains. Le respect de ceux-ci passe par la volonté de la direction de l’entreprise de mieux se connaître et se projeter dans le temps, d’agir de manière cohérente en articulant les différents outils qu’elle utilise pour piloter l’entreprise (par exemple, ne pas afficher des ambitions en matière de RSE alors que dans le même temps elle se livre à un lobbying intense pour détricoter les législations qui ne lui sont pas favorables). Il s’agit aussi d’accepter l’idée qu’elle n’est pas omnisciente et que le dialogue est nécessaire. « Je ne sais qu’une chose, c’est que je ne sais rien. » Télécharger la version pdf de Dix ans après - Où en est la Responsabilité Sociale des Entreprises?
http://www.groupe-alpha.com/static/images/common/logo.gif Επιστολή CEP παρουσιάζει τακτικά, σε περίληψη, την ανάλυση της CEP στο τρέχον τεύχος και ενημερωθείτε σχετικά με τις δραστηριότητες της CEP. Αυτή η επιστολή απευθύνεται σε όλους τους φορείς της Ένωσης, επαγγελματικό, πολιτικό ενδιαφέρον για τις σκέψεις και απόψεις μιας ομάδας που ασχολούνται με την προώθηση εποικοδομητικού κοινωνικού διαλόγου, η οποία έχει μια βαθιά προβληματισμού σχετικά με τις οικονομικές και κοινωνικές προκλήσεις. Εγγραφή για να λαμβάνετε από τη δημοσίευσή της. Αρ. 10 Δέκα χρόνια αργότερα: Πού είναι η Εταιρική Κοινωνική Ευθύνη; Κατεβάστε το pdf έκδοση. Περισσότερα...

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31 octobre 2012

RSE et formation continue

Colloque "responsabilité sociétale des entreprises (RSE) et formation continue"
Le FAFSEA (financeur de la formation continue des salariés) co-organise avec VIVEA (financeur de la formation continue des exploitants et entreprises agricoles) un colloque intitulé « Monde rural, RSE et formation continue: mutations et solutions pour les compétences de demain ».
Ce colloque aura lieu sur invitation le 11 octobre à Levallois-Perret et rassemblera plus de 150 personnes.
Avec la participation de Stéphane Le Foll, ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt.
Télécharger l'invitation.
Madame Christiane LAMBERT, Présidente de VIVEA Monsieur Philippe PEUCHOT, Président du FAFSEA Monsieur Jérôme DESPEY, Secrétaire général du FAFSEA ont l’honneur de vous convier au Colloque «Monde rural, Responsabilité Sociétale des Entreprises et formation continue: mutations et solutions pour les compétences de demain » le jeudi 11 octobre 2012 DE 9H00 A 17H00 à l’espace SEFOREX – Levallois Perret (92) (plan ci-joint), aux portes de Paris

Avec la participation de Stéphane Le FOLL, Ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt et les interventions de: Roger LE GUEN, sociologue spécialiste de l’agriculture, rattaché à l’ESA d’Angers – École supérieure d’agriculture, Michel CAPRON, expert en responsabilité sociétale des entreprises (RSE) - Université Paris 8 Vincennes - Saint-Denis et de nombreux professionnels amenés à témoigner lors de six groupes d’échange (voir programme).
PROGRAMME
MUTATIONS RURALES ET IMPACT SUR LES BESOINS EN COMPETENCES DES SALARIES ET CHEFS D’ENTREPRISES

09h30 : ouverture par les présidents et intervention du premier expert, échanges avec la salle. Roger LE GUEN: mutations du monde rural et des territoires, impacts et enjeux pour les chefs d’exploitation et leurs salariés
10h45 : groupes d’échange (au choix)
- Innovation et agriculture de précision: l’importance de l’accompagnement en formation (CUMA, Entrepreneurs des territoires…)
- Commercialisation de proximité: la formation face à l’émergence de nouveaux débouchés, les marchés des producteurs de pays
- Pluri-activité et diversification en agriculture: quelles compétences pour répondre à des besoins multiples
APRES-MIDI - LA FORMATION DANS UNE APPROCHE RESPONSABILITE SOCIETALE DES ENTREPRISES COMME SOLUTION POUR LES COMPETENCES DE DEMAIN

13h45 : intervention du second expert, échanges avec la salle. Michel CAPRON: agriculture, négoce et responsabilité sociétale des entreprises: comment les entreprises agricoles et agroalimentaires contribuent-elles à un meilleur impact social et environnemental?
14h30 : groupes d’échange (au choix)
- Horticulture : l’exemple de la formation au service d’un label environnement
- Viticulture et négoce : accompagnement par la formation des démarches environnementales
- Le monde animal face aux questions de durabilité et de traçabilité
16h00 : clôture par Stéphane Le FOLL, Ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt.

Συνέδριο «Εταιρική Κοινωνική Ευθύνη (ΕΚΕ) και την κατάρτιση"
Η FAFSEA (χρηματοδότης της κατάρτισης των εργαζομένων) συνδιοργανώνεται με VIVEA (χρηματοδότης της κατάρτισης των γεωργών και των γεωργικών επιχειρήσεων) ένα σεμινάριο με τίτλο "World Αγροτικής ΕΚΕ εκπαίδευση:. Αλλαγές και λύσεις για τις δεξιότητες του αύριο"

Το συνέδριο θα πραγματοποιηθεί στην πρόσκληση 11 Οκτωβρίου σε Levallois-Perret και να συγκεντρώσει περισσότερα από 150 άτομα.
Με τη συμμετοχή του Stéphane Le Foll, Υπουργός Γεωργίας, Τροφίμων και Δασών. Περισσότερα...

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30 septembre 2012

7500ème article sur le blog / Les enjeux de la qualité au sein de l’ESS

Logo de l'Agence Régionale de la Formation tout au long de la vie (ARFTLV Poitou-charentes)Forum régional "Les enjeux de la qualité au sein de l’ESS"
IRIS organise à l'attention des responsables des SIAE de Poitou-Charentes, un forum régional des réseaux de l’IAE sur le thème "Les enjeux de la qualité au sein de l’ESS" le mardi 2 octobre de 9h à 16h30 au Lycée St Jacques de Compostelle à Poitiers.
Ce forum, présentera les différentes démarches "qualité" à l’œuvre au sein des structures d’insertion par l’activité économique. Ces démarches prennent en compte les trois axes de services rendus par la SIAE: aux salariés en transition socioprofessionnelle, aux clients des activités économiques supports et aux territoires. Il lancera le débat sur les enjeux et l’impact de la qualité pour notre secteur, pleinement inscrit dans l’Economie Sociale et Solidaire.
Matinée: Table ronde "Les enjeux de la qualité au sein de l’ESS"
Avec plus de 10 ans de recul, regards croisés entre les principaux réseaux de l’IAE et de l’ESS invités à la table ronde… Les enjeux de départ de la démarche, les orientations du réseau, les points de vigilance, les plus-values pour les salariés en transition, pour l’équipe, pour le territoire,… Eclairage sur la norme ISO 26000.
Après-midi: Ateliers pratiques, pour en savoir plus sur chaque démarche… (CEDRE et CEDRE/ISO 9001, AFAQ/EI-ETTI) 
Présentation détaillée de chaque démarche qualité: quelles sont les exigences de la démarche, en s’appuyant sur quel référentiel, comment entrer dans la démarche, avec quel accompagnement?
Pour consulter le programme détaillé de la journée et s'inscrire en ligne, rendez vous sur le site de l'IRIS.

http://blog.univ-provence.fr/templates/blog_32/coor-reg/img/header.jpgLes autres repères du blog:
7000ème article sur le blog
/
Osez l'Université dans l'un de ses 31 CFA,

6500ème article sur le blog
/
Le CV
,
6000ème article sur le blog/L'Association ASSPRO,
5500ème article sur le blog/Apprentissage le guide régional,
5000ème article sur le blog
/La formation continue des adultes dans le supérieur
,
4500ème article sur le blog
/40 ans de formation professionnelle,

4000ème article sur le blog
/Les chiffres 2010 de la VAE à La Réunion,
3500ème article sur le blog
/La VAE en Poitou-Charente en 2010,
3000ème article sur le blog/Contrats apprentissage et pro,
2500ème article sur le blog
/Journées Nationales des MDE et des PLIE,
2000ème article sur le blog
/Question Formation n°1,
1500ème article sur le blog/Seniors - le groupe SPB signe son accord,
1000ème article sur le blog
/Fête de la musique dans les jardins du MESR,
500ème article sur le blog/L'archipel de l'ingénierie de formation,
1er article sur le blog/Un forum de la Commission européenne pour promouvoir la coopération entre l’université et le monde des affaires.

Logo de l'Agence Régionale de la Formation tout au long de la vie (ARFTLV Poitou-charentes) Regional Forum "The quality issues within the ESS"
IRIS organizes the attention of the SIAE Poitou-Charentes, a regional forum networks IAE on "The challenges of quality in the ESS" Tuesday, October 2nd from 9am to 16:30 in School St Jacques de Compostela in Poitiers
. To see the detailed program of the day and to register online, visit the IRIS website.
http://blog.univ-provence.fr/templates/blog_32/coor-reg/img/header.jpg
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26 août 2012

Corporate social responsibility at HEFCE

Corporate social responsibility (CSR) for HEFCE means that we take account of the impacts of our activities on the environment, society and the economy.
Our CSR policy sets out our overall aims, key activities and targets in the areas of:‌
    business ethics
    managing our environmental impacts
    procurement‌
    our people
    activity in the community
    working with the sector.
HEFCE corporate social responsibility policy 2011-2015
Download the HEFCE CSR policy 11-15 as PDF (131 KB), as MS Word (73 KB).
http://www.hefce.ac.uk/media/hefce/content/about/howweoperate/corporatesocialresponsibility/carbontruststandard-1.pngOur CSR activities include:

  • certification to ISO14001, an international environmental management system standard
  • achievement of the Carbon Trust Standard
  • publication of an annual CSR report (available to download below)
  • regular benchmarking. We have used Universities that Count to benchmark our performance. In 2009-10 we achieved the Gold standard with a score of 90.8 per cent, an improvement on our score of 84.7 per cent and Silver standard in the previous year. In 2010-11 our results compared well with a higher education sector average of 75.3 per cent and a corporate average of 86.1 per cent
  • http://www.hefce.ac.uk/media/hefce/content/about/howweoperate/corporatesocialresponsibility/iso14001-for-web.gifa volunteering policy that enables our staff to flex their hours to undertake volunteer work
  • an annual CSR event for staff
  • we have adopted a sustainable procurement policy
  • our People Strategy, which articulates our overarching principles in relation to people management
  • our strategy for sustainable development in the HE sector.
HEFCE corporate social responsibility report 2011-12. Download the HEFCE CSR report 2011-12 as PDF.
HEFCE corporate social responsibility report 2010-11. Download the HEFCE CSR report 2010-11 as PDF.
Reports from earlier years are now available on the national web archive.
HEFCE corporate responsibility index feedback report 2009-10. Download the CSR index feedback 2010 as PDF.
HEFCE corporate responsibility index feedback report 2008-09. Download the CSR index feedback 2009 as PDF.
Further information

For further information about corporate social responsibility at HEFCE, contact Gordon Franks, tel 0117 931 7046, e-mail g.franks@hefce.ac.uk.

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02 août 2012

La notation extra-financière - La responsabilité sociale de l’entreprise (RSE) - L’investissement socialement responsable (ISR)

http://www.strategie.gouv.fr/system/files/imagecache/vignette_multimedia/cahier_evaluation_6.pngLes cahiers de l’évaluation n°6 - DOSSIER : Notation = évaluation ? - Vol. 3, "La notation extra-financière".
Le numéro 6 des Cahiers sur la notation extra-financière (ou notation éthique) s’inscrit dans une réflexion d’ensemble sur la notation vue comme un remède aux asymétries d’information fréquentes dans l’économie moderne. Notre vie quotidienne est de plus en plus imprégnée de ces mécanismes de notation (n°4, « De Michelin à eBay »). Ils pénètrent aussi la sphère du Business to Business, allant jusqu’à prendre une dimension systémique à l’échelle mondiale (n°5, « La notation financière ») et susciter un mouvement de régulation aux Etats-Unis et dans l’Union Européenne. Le numéro 6 traite, comme le précédent, des notations d’entreprises mais, sous l’angle cette fois-ci de la responsabilité sociale des entreprises. Comment la mesurer et en déduire une « note » destinée à guider les choix des investisseurs socialement responsables? Nicole Notat, présidente de l’agence Vigeo, un des leaders de la notation extra-financière en Europe, s’exprime sur ce sujet…. tandis que Nicolas Treich, de l’Ecole d’économie de Toulouse, souligne que la responsabilité sociale des entreprises est un concept étrange pour un économiste [… mais…] génère aujourd’hui un foisonnement de recherche. Ce numéro a été présenté en avant-première lors du séminaire sur « Le financement de la transition écologique » qui s’est tenu à Bercy le 12 juillet 2012 sous l’égide de la Direction Générale du Trésor et du Commissariat Général au Développement Durable. Télécharger Les Cahiers de l’évaluation n° 6.
Avant‐propos de Claire Waysand, Directrice générale adjointe du Trésor, Directrice de publication des Cahiers de l’évaluation

A côté des agences de notation financière sont apparues, au cours de ces dix dernières années, des agences de notation extra-financière, qui se donnent pour objectif d’évaluer le degré de responsabilité sociétale des entreprises (RSE). Si la crise financière a mis en évidence des défaillances dans la supervision et la régulation du secteur financier mondial, dont celle de la notation financière – sujet traité par les précédents Cahiers de l’évaluation – force est de constater que l’on dispose aujourd’hui encore de peu de recul pour apprécier la qualité et la contribution de la notation extra-financière, son influence sur les choix des investisseurs et son impact sur les comportements des entreprises.
Les notations ESG (environnement, social, gouvernance) peuvent répondre à une demande multiforme, guider les investisseurs sensibles à ces problématiques (motif altruiste), mais aussi servir à d’autres investisseurs, de manière plus opportuniste, d’indicateurs des risques portés par les entreprises. Même si elles gagnent en influence, elles n’ont pas à ce stade un caractère aussi systémique que la notation financière. Les moyens qui y sont consacrés ne sont pas non plus comparables: le chiffre d’affaire des agences de notation extra-financière ne représente que de 1 à 2% de celui des agences de notation financière.
Nos sociétés doivent cependant parvenir à évoluer vers des modes de fonctionnement plus soutenables, ce qui passe aussi par la maîtrise des risques de diverses natures. L’information extra-financière peut y contribuer. Comme le souligne Nicole Notat dans son interview, le point crucial est que le destinataire de la notation comprenne bien ce qu’il convient de faire dire à la notation ou de ne pas lui faire dire. Cette transparence peut aussi être favorisée par une politique publique visant, par exemple, à encadrer les pratiques des agences et à standardiser l’information de base produite par les entreprises, comme l’envisage l’Autorité des Marchés Financiers.
Ce numéro, comme les précédents, cherche à alimenter la réflexion en rassemblant des points de vue variés, émanant d’acteurs d’horizons différents. C’est ce qui en fait la richesse et c’est la raison pour laquelle je m’associe aux voeux de succès que Benoit Coeuré, mon prédécesseur, a formulés pour les Cahiers de l’évaluation.
Résumé du numéro 6

« Les agences de notation […] rendent publiques des informations qui autrement resteraient privées. Elles contribuent donc à atténuer les asymétries d’information. » Ces mots écrits dans le précédent numéro à propos des agences financières valent aussi pour les agences extrafinancières dites aussi, parfois agences « éthiques ». Celles‐ci fournissent une évaluation des risques environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) portés par les multinationales, à l’intention des investisseurs souhaitant intégrer des critères extra‐financiers dans leurs choix.
Investissement « éthique », commerce équitable, relèvent de la même logique. Tout se passe comme si les acteurs sociétaux percevaient la mondialisation des échanges comme devançant la mondialisation des régulations. Ils tentent donc de remédier à ce déficit de régulation publique en modifiant leurs comportements. Ils amènent ainsi les entreprises à adopter des standards supérieurs (droit du travail, droit de l’environnement…) à ceux imposés par les cadres normatifs dont elles dépendent, souvent ceux des pays en voie de développement. Se forge ainsi un substitut de régulation, assez médiatisé, qui gagne en importance (articles 2 à 6).
L’investissement « éthique » ou « socialement responsable » (articles 1 et 7) est d’abord déterminé, comme l’investissement classique, par la notation financière. L’usage, en sus, de critères ESG témoigne de la priorité donnée à la Responsabilité sociale des entreprises (RSE). Ce sigle signifie aussi parfois « Responsabilité Sociétale de l'Entreprise » ou « Responsabilité Sociale et Environnementale ». Faute de définition
consensuelle, la RSE renverra ici aux actions des entreprises visant à assumer les impacts négatifs de leurs activités sur la collectivité, étant entendu que chaque auteur est responsable de la définition qu’il en donne. Sur le fonds, le concept de RSE est débattu dans l’article 3. Ces préoccupations éthiques sont cependant présentes avec des nuances: on distingue ainsi au sein de la Finance responsable, les « altruistes », prêts à accepter un rendement moindre de leur placement socialement responsable pour accroitre le bien‐être collectif (article 10), des « opportunistes » qui, au contraire, espèrent un meilleur rendement du fait d’une meilleure gestion des risques au sein des entreprises. Au total ces investisseurs socialement responsables choisissent des modes d’actions en ligne avec leurs convictions, qui peuvent être d’inspiration religieuse, écologique, syndicale… De ce fait, l’ISR renvoie à une mosaïque d’approches (articles 8 et 9).
L’expression « notation extra‐financière » englobe en réalité toute une gamme d’informations extra‐financières qui varient dans la forme (indices boursiers, rating, indicateurs…) et dans le fonds (environnement, social, gouvernance). Ces informations renseignent les sociétés de gestion sur le niveau de RSE des entreprises (articles 12 et 13). La fonction de production des agences est très contrainte, du fait de problèmes techniques, tels que l’imperfection des données d’entreprises, et aussi de ressources limitées. Ces deux handicaps pèsent sur la capacité des agences à forger les outils adéquats. Qui plus est, le débat court toujours sur le type d’information à produire pour répondre à la demande. Des indicateurs retraçant l’impact des principaux critères ESG sur la performance financière à l’intention d’investisseurs opportunistes? Des évaluations de rentabilité collective destinées aux investisseurs altruistes? Cette diversité fait de la notation extra‐financière une industrie à la recherche de son business model. (articles 11 à 13).
En conclusion, si les imperfections d’information sont omniprésentes dans la sphère extra‐financière, les marchés de l’information qui se mettent en place (agences, consultants…) n’en sont pas exempts. Une professionnalisation de l’information extra‐financière apparait donc aujourd’hui nécessaire pour conserver à l’ISR la confiance que les investisseurs lui ont marqué durant la crise financière. Tenir compte des critiques (article 14) est un premier pas pour que la notation extra‐financière contribue à relier les comportements d’aujourd’hui et les choix de demain (Jean Pisani‐Ferry, article 15).
Entretien avec Nicole Notat, Présidente de Vigeo, agence de notation extra‐financière

Martine Perbet (MP): Vous avez été pendant dix ans secrétaire générale de la Confédération française démocratique du travail (CFDT) puis, en 2002, vous prenez la Présidence de Vigeo. Comment passe-t-on du syndicalisme à la notation « extra financière » des entreprises? Les termes en couleurs dans l’interview renvoient aux moments clefs du système de notation de Vigeo. On les retrouve dans l’encadré ci‐après sur le modèle de Vigeo.
Nicole Notat (NN): Je souhaitais engager un autre projet professionnel après ma responsabilité syndicale, la question s’est donc posée de la définition de ce projet. Je l’ai progressivement pensé, construit et conçu sur la base d’un constat, déjà patent au début des années 2000: dans la mondialisation ambiante l’entreprise est de plus en plus interpellée sur ses résultats financiers, mais aussi sur les conditions dans lesquelles elle participe, positivement ou négativement, aux enjeux sociaux et environnementaux qui se posent au niveau de la planète.
Ce mouvement serait irréversible, les entreprises seraient de plus en plus, tenues de rendre compte de leur responsabilité sociale (RSE). Il conviendrait alors de mesurer, d’évaluer – j’utilise sciemment les deux mots – la réalité et la tangibilité de leur engagement. Il y aurait besoin d’un tiers externe indépendant qui vienne authentifier les dires des entreprises. Cette mesure, cette évaluation, intéresserait des investisseurs qui, de plus en plus, regardent l’entreprise à partir de la façon dont elle maîtrise ses externalités, sociales ou environnementales et territoriales, avec l’idée que ces investisseurs voient dans le comportement vertueux de l’entreprise une source de création de valeur durable, d’abord pour elle-même, puis pour leur placement. C’était là l’amorce – à l’époque, ce n’étaient que des signaux faibles – de comportements, y compris financiers, qui étaient en train d’évoluer quant à la manière de lire et d’arbitrer les investissements.
MP : La notation extra-financière suscite beaucoup d’intérêt mais aussi beaucoup d’interrogations. Qui a avantage à ces notations et sur quel marché s’échangent-elles? Qui produit quoi et pour quel destinataire ? Comment sont définies, objectivées et évaluées les bonnes pratiques que doivent viser les entreprises?
NN : À quoi sert le travail de Vigeo et à qui s’adresse-t-il? Nos recherches sont orientées directement vers des investisseurs, ou des gérants d’actifs, puisque nous analysons des multinationales européennes, américaines et asiatiques cotées en bourse (1.700 entreprises sous revue actuellement). Nous leur vendons le résultat de notre recherche, à charge pour eux de déterminer par la suite l’usage qu’ils en feront et la manière dont elle impactera la sélection de leurs placements.
Au nom de quoi évaluons-nous l’entreprise? Sur quels critères et sur quel référentiel? En quoi ce dernier est-il légitime? Dans le domaine des critères dits extrafinanciers, c’est-à-dire des critères sociaux, environnementaux, de gouvernance (critères ESG), il n’existe aujourd’hui, aucune norme qui puisse nous guider sur la manière d’utiliser et de structurer un référentiel. Il a fallu innover. Pour prétendre évaluer une entreprise, mesurer un degré d’engagement sur un objectif donné, il était nécessaire de déterminer les critères à partir desquels nous allions observer si l’entreprise avait des politiques, si elle avait des dispositifs qui garantissent le déploiement de ces politiques et à quel résultat elle parvenait. Les multinationales agissant dans le monde entier, il fallait des critères qui fassent consensus au niveau de la communauté internationale. Le référentiel de départ a donc été construit à partir de la soft law internationale, c’est-à-dire les conventions, les principes directeurs, les résolutions de l’Organisation internationale du travail (OIT), de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), de l’Organisation des Nations unies (ONU), de l’OCDE, bref, de toutes ces institutions internationales qui élaborent, avec les parties prenantes, gouvernements, syndicats, employeurs, etc. des recommandations et des principes, des normes. Ce référentiel comprend six domaines d’évaluation, contenant les critères (une quarantaine) à partir desquels les entreprises sont évaluées. Le premier domaine, par exemple, correspond aux droits fondamentaux établis par l’OIT. Ces derniers s’imposent à l’entreprise, même si le pays dans lequel elle intervient n’a pas ratifiée la convention. C’est donc au niveau international qui s’établissent des principes que, sans être de la hard law, permettent d’interpeller l’entreprise si elle ne les respecte pas. Parmi ces droits fondamentaux se trouve la question du travail des enfants et des prisonniers ainsi que celle de la non-discrimination.
MP : Très concrètement, sur l’âge des enfants par exemple, quels sont vos textes de référence? Comment faites-vous pour tenir compte du contexte local? Travailler à 13 ans n’a pas la même signification en Chine, en Inde que dans un pays développé.
NN : Le principe de base est qu’en dessous de 15 ans pour les pires formes du travail, selon le texte de l’OIT, l’enfant ne doit pas être placé en situation de travail. Le travail artisanal, familial, n’est pas visé, au contraire du travail des enfants pour les multinationales. La responsabilité de l’entreprise à respecter ce principe s’étend aussi à ses fournisseurs. Si un fournisseur local, en Chine par exemple, fait travailler des enfants, et que cette pratique est révélée, la multinationale qui a eu recours à lui est directement visée et atteinte dans sa réputation Nous sommes dans le cadre d’un élargissement des responsabilités des entreprises. Celles-ci l’ont compris et rares sont par exemple les distributeurs qui ne mette en place des dispositifs de prévention du risque fournisseur.
Tout cela est très « normé », nous n’avons pas de souci pour identifier ce dont il s’agit, les entreprises non plus d’ailleurs car elles sont maintenant très imprégnées de ces sujets. En pratique, pour évaluer la pertinence de la politique de l’entreprise en la matière, cette dernière doit nous prouver que son objectif (prohiber le travail des enfants) est visible, c’est-à-dire qu’il est diffusé à l’intérieur de l’entreprise, qu’il est exhaustif, c’est-à-dire que son contenu reprend bien tout ce qui est attendu de l’entreprise dans la convention internationale, et qu’il est porté, c’est-à-dire qu’il est pris en charge par le management au sein du groupe puis par des opérationnels.
Une fois défini le référentiel, il fallait construire une méthode d’analyse. L’information spécifique sur chaque entreprise est déterminante. C’est notre matière première. L’enjeu est alors pour nous de collecter une masse critique d’information, émanant de plusieurs sources d’information. De l’entreprise évidemment, mais aussi celles publiées par diverses parties prenantes, les médias, les syndicats, des ONG, Concernant l’entreprise, encore faut-il que l’information existe en son sein et que celle-ci ait donc mis en place des dispositifs de reporting ESG au niveau mondial, au même titre qu’il existe des reporting financiers, ce qui est loin d’être le cas – les entreprises sont seulement en train de les construire– la disponibilité d’information est un indicateur pertinent pour apprécier le degré de maturité de l’entreprise
A partir de cette information, un score est attribué à chacun des items – visibilité, portage et exhaustivité –, puis les trois notes sont agrégées pour attribuer une note de 0 à 100 sur la pertinence de la politique considérée. Le degré de déploiement de cette politique et les résultats obtenus par celle-ci seront évalués en suivant une démarche similaire. Les trois notes permettent alors d’attribuer une note au critère (pour plus de détail sur le processus de rating se reporter à l’encadré ci-après, ndlr).
MP : Comment procédez-vous pour objectiver les évaluations relatives à des critères plus « mous » comme, par exemple, l’action de l’entreprise sur le développement des territoires?
NN : La question est de savoir comment l’entreprise participe au développement local, permet que le territoire, ou le pays, dans lequel elle intervient profite de sa présence en terme d’emplois directs et indirects, en terme de contribution à des politiques locales. Pour une firme qui produit des biens de consommation on s’interrogera sur l’accessibilité de ces produits pour la population locale. Un bon exemple est, typiquement, la création par Danone de yaourts-nutriments pour le Bangladesh (cf. ci-dessous).
Un autre cas, encore, est celui d’une entreprise qui est amenée à réduire ses effectifs, voire à fermer une usine, ce que nous apprécierons sera la capacité de l’entreprise à compenser les emplois perdus par d’autres activités sur le site et à accompagner les salariés concernés vers un autre emploi, la responsabilité de l’entreprise ne se limite pas au respect du minimum légal et local, où qu’elle se situe dans le monde, elle vise à réduire au mieux les conséquences négatives de ses choix et de ses actes sur ses parties prenantes concernées.
MP : La société civile est réceptive à la prise en compte des aspects extra-financiers de l’activité des entreprises, tels que celui que vous venez d’évoquer. Pour autant, tout ceci apparait vraiment complexe et pas toujours très lisible. Pour améliorer les choses, ne pourrait-on progresser vers des référentiels communs en matière de RSE? La question d’un référentiel européen est en débat, qu’en pensez-vous?
NN : Il est souhaitable de donner un contenu précis aux objectifs de responsabilité sociale sur lesquels les entreprises sont attendues. Ce cadre n’est pas à inventer. Les conventions internationales, les principes directeurs de l’OCDE, des directives et conventions européennes constituent un cadre pertinent de portée internationale. L’Europe pourrait rapidement en faire le cadre de référence pour l’ensemble des multinationales européennes. Ce référentiel international devra ensuite être complété au fur et à mesure que de nouveaux enjeux ESG apparaissent.
MP : En aval des référentiels, il y a les modèles, les méthodes, qui sont les sources de l’information agrégée. La transparence devient alors problématique: rendre publiques (peu ou prou) les méthodes accroit l’expertise collective…. mais fragilise les agences dont elles constituent le patrimoine immatériel. Par comparaison avec les agences de notation financières qui ont des cadres plus normés, progresse-t-on sur ce sujet en ce moment?
MP : En aval des référentiels, il y a les modèles, les méthodes, qui sont les sources de l’information agrégée. La transparence devient alors problématique: rendre publiques (peu ou prou) les méthodes accroit l’expertise collective…. mais fragilise les agences dont elles constituent le patrimoine immatériel. Par comparaison avec les agences de notation financières qui ont des cadres plus normés, progresse-t-on sur ce sujet en ce moment?
NN : Je ne sais pas si les méthodes employées par Standard & Poor’s, Moodys et Fitch Rating, qui attribuent les fameux AAA, BB, etc., sont si bien connues. Par contre, ce qui est normé pour une entreprise dans le processus de reddition des comptes, c’est la manière de rendre compte via des normes, telles les normes IFRS. La note financière renseigne sur la solvabilité d’une entreprise et sa capacité à rembourser son crédit mais la transparence des méthodes reste un sujet sur lequel des progrès sont attendus.
MP : Effectivement, et la notation des produits subprimes l’a bien montré. Mais justement, n’est-ce pas là un signal qui devrait inciter chaque agence à confronter son modèle aux autres modèles, ceci dans la mesure du possible?
NN : Nous concernant, l’enjeu de la transparence nous est apparu décisif pour donner à notre activité, sa pleine reconnaissance et toute sa légitimité. Si vous regardez sur notre site, vous verrez qu’on en dit beaucoup. On présente tous nos critères, on décrit la méthode (cf. encadré ci-avant, ndlr). Une méthode conçue pour garantir l’égalité de traitement entre toutes les entreprises: un cadre structuré, normé, avec un contrôle de qualité par ailleurs, fait que plusieurs analystes travaillant au sein de Vigeo réalisent l’analyse de l’entreprise selon les mêmes méthodes et doivent aboutir in fine quasiment au même résultat. S’agissant de transparence il faut distinguer la transparence publique – c’est ce qu’on a sur le site – et la transparence devant nos clients qui doit être totale
MP : À partir de la base de données, peuvent-ils reproduire vos modèles?
NN : Ils pourraient les reproduire directement mais cela nécessiterait un tel investissement qu’ils ont recours à des fournisseurs de données et de recherche, mais évidemment, il leur appartient de définir leur propre méthode d’agrégation et de pondération des données que nous leur fournissons.
MP : Y-a-t-il place pour des approches un peu différentes, en relation avec des demandes spécifiques d’investisseurs?
NN : Oui, il existe plusieurs approches et plusieurs techniques d’investissement socialement responsable le best in class, en sélectionne les entreprises qui présentaient les meilleurs résultats dans un secteur donné. Certains investissent sur de nouveaux segments d’activités « dites vertes » ou s’attachent à promouvoir des entreprises qui ont de bons comportements sur le plan environnemental ou sur les droits de l’homme. Certains sont sensibles aux « controverses » que connaissent les l’entreprises, ce qui, de mon point de vue, est une approche superficielle de l’investissement responsable si elle se limite à ce seul critère.
Des investisseurs peuvent également choisir de ne pas investir dans des sociétés aux activités dites « controversées » du type alcool, nucléaire, tabac… ou qui s’implantent dans des pays où les violations des droits de l’homme sont avérées. Par exemple, Total, en Birmanie, a suscité à cet égard une controverse très médiatisée (cf. encadré 3 de l’article 7, ndlr).
On peut avoir un débat, sur la tendance à réduire les indicateurs de RSE à quelques indicateurs de résultat la diminution de la production de CO2 d’une entreprise dans un secteur donné est à l’évidence un indicateur pertinent à produire. Mais est-ce que cela résume l’engagement de l’entreprise au regard de l’enjeu environnemental? La réponse est alors négative. On voit bien qu’il y a là un choix d’investisseur: c’est à lui de savoir quel indicateur il veut privilégier parmi ceux qu’on lui fournit pour faire son propre choix d’investissement.
MP : Les agences pourraient ainsi produire des notations à la carte?
NN : Nos bases de données et notre recherche permettent aux praticiens de l’ISR de s’en servir selon leur propre représentation de leur responsabilité d’investisseur socialement responsable. Certains par exemple, mettront prioritairement l’accent sur la performance en matière de droits de l’homme et de gestion des ressources humaines, d’autres sur la qualité de la gouvernance et d’autres prendront en compte l’ensemble des facteurs du référentiel. Peu importe, le point crucial est que le destinataire de la notation comprenne bien ce qu’il convient de faire dire à la notation ou de ne pas lui faire dire. Ceci posé, il me semble de bon augure que chacun s’approprie le concept et dise comment il va le mettre en pratique d’investissement
MP : Quels sont vos souhaits pour l’avenir?
NN : Que la crise nous aide à nous convaincre qu’il est temps de regarder l’entreprise, certes dans sa capacité à rémunérer ses actionnaires, mais aussi dans sa capacité à être attentive aux autres parties prenantes, ses salariés, les territoires, etc. C’est le grand sujet de la responsabilité sociale et de l’investissement responsable.
Télécharger Les Cahiers de l’évaluation n° 6.

http://www.strategie.gouv.fr/system/files/imagecache/vignette_multimedia/cahier_evaluation_6.pngThe specifications of the assessment 6 - FILE: Rating = assessment? - Vol.3, "The non-financial rating."
Number 6 of the Journal of the extra-financial (or ethical rating) is part of an overall reflection on the rating seen as a cure for the common information asymmetries in the modern economy. Our daily life is increasingly imbued with these rating mechanisms (4, "From Michelin eBay"). They also enter the sphere of business to business, up to a systemic dimension to the world (No. 5, "The financial rating") and create a movement control in the United States and the European Union .  Number 6 deals, like its predecessor, but the ratings of companies, from the perspective this time of corporate social responsibility. How to measure and deduce a "note" to guide the selection of socially responsible investors? Nicole Notat, President of Vigeo, a leader in the non-financial rating in Europe, talks about this subject. More...

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